Le président du conseil d’administration de la Compagnie du Trans-Guinéen (CTG), Mamoudou Nagnalen Barry, a animé une conférence de presse, ce jeudi 16 avril 2026 à Conakry. Objectif, fait la situation des activités déjà réalisées, celles en cours et les perspectives, ainsi que les difficultés rencontrées. Cette rencontre avec les hommes de médias au porte-parolat a été l’occasion pour l’ancien ministre de l’Agriculture d’informer l’opinion sur le niveau d’avancement de ce méga-projet.
Selon lui : « Cette première année a été celle de la fondation institutionnelle et de l’accélération opérationnelle. La CTG n’est pas seulement le maître d’ouvrage d’un projet minier historique, mais elle est aussi le moteur d’une transformation logistique sans précédent pour la Guinée », a déclaré le PCA Mamoudou Nagnalen Barry.
En ce qui concerne les ambitions du projet Simandou, il a précisé que 150 locomotives et 7 000 wagons ont été commandés. Il a également ajouté que l’objectif est d’atteindre une exportation de 120 millions de tonnes par an lorsque le projet atteindra sa vitesse de croisière.
Dans le cadre du développement du transport ferroviaire pour les passagers, le président de la CTG a annoncé la construction de dix gares ferroviaires sur les dix villes traversées par la ligne du Trans-Guinéen. « Nous avons déjà identifié les sites pour ces gares et prévoyons de construire les premières d’ici la fin de l’année 2026. Le chantier des gares devrait être achevé en moins de deux ans, bien moins que les trois années qu’a duré la construction des lignes ferroviaires », a-t-il expliqué.
Mamoudou Nagnalen Barry a également insisté sur les retombées économiques du projet pour l’État guinéen, actionnaire à hauteur de moins de 15 % dans les entités liées à Simandou. Pour lui : « Il y a deux choses qu’il faut retenir avec les exportations. Une première chose, c’est que l’État guinéen est actionnaire pour moins de 15 % dans toutes les entités de Simandou. Cela fait automatiquement que nous avons des dividendes. On a une portion de plus de 18 millions de tonnes qui appartiennent à l’État même. Ça c’est une deuxième chose. Au-delà de cette part dans les minéraux, il y a différentes taxes qui sont payées à l’État. Chaque employé dans cette salle est un employé de la CTG, chaque employé paye une taxe à l’État et sur chaque tonne qui sort, on paye la taxe minière à l’État », a-t-il souligné.
Il a ajouté que ces revenus constituent un levier important pour le développement national, notamment en matière d’infrastructures et de diversification économique.
« L’État reçoit non seulement en minéraux directement, mais aussi en taxes, ce qui constitue la base du projet de développement, parce que cela va générer des revenus importants pour l’État et permettre à la Guinée de disposer d’infrastructures pour transporter les autres biens et impulser les autres projets », a-t-il conclu.
M’Böh Oumar










