Conakry : tenue d’une table ronde ministérielle de haut niveau consacrée au protocole de Maputo
La République de Guinée s’est illustrée cette semaine à l’échelle africaine en plaçant les échanges sur le Protocole à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples relatif aux Droits des Femmes au cœur du débat continental, réaffirmant ainsi son rôle moteur dans la promotion des droits fondamentaux et de l’égalité de genre.
Deux activités stratégiques d’envergure se sont tenues simultanément à Conakry, réunissant des Hautes personnalités gouvernementales, des institutions régionales, des organisations internationales, ainsi que des experts du Mouvement ODAS.

La table ronde de haut niveau s’est tenue le 07 octobre 2026 à l’hôtel Radisson Blu a réuni des ministres de la Justice, de la Femme, de la Santé et des Affaires étrangères de 12 pays d’Afrique francophone. Y ont également participé l’Union Africaine, la CEDEAO, l’OMS AFRO, l’UNFPA WCARO, des représentations diplomatiques accréditées en Guinée et des partenaires techniques et financiers engagés dans la défense des droits des femmes. Les échanges ont examiné les progrès accomplis dans la ratification du Protocole, les difficultés persistantes liées à son intégration dans les législations nationales, les freins structurels à la pleine reconnaissance des droits des femmes et les priorités régionales pour accélérer sa mise en œuvre, 23 ans après son adoption.
La session thématique qui s’est tenue à l’hôtel du 08 au 10 octobre 2026 a réuni des experts, des organisations de la société civile, des institutions nationales et régionales autour des Droits en Santé Sexuelle et Reproductive (DSSR), avec un accent particulier sur l’article 14 du Protocole de Maputo, consacré à la santé reproductive des femmes.
Les travaux ont permis d’harmoniser la compréhension des enjeux liés aux DSSR, de partager les bonnes pratiques nationales, de renforcer les engagements en faveur de l’application effective du Protocole et d’identifier des leviers pour mieux protéger les droits des femmes et des filles.
Ces deux activités traduisent la volonté constante de la République de Guinée de faire de la promotion et de la protection des droits des femmes un pilier de la gouvernance nationale et un signal fort adressé à l’ensemble de la région.
La rencontre de Conakry a été particulièrement prometteuse par la forte représentativité des États et institutions ; par la qualité des échanges ; par les résultats atteints, qui ouvrent la voie à des dialogues nationaux dans les pays participants.
Elle confirme l’engagement des États francophones à poursuivre une dynamique collective pour garantir les avancées du Protocole de Maputo, 23 ans après son adoption.
Dr Souleymane Touré,


