Sur instruction du Président de la République, le calendrier bouge. Prévues le 21 octobre, les épreuves du concours de recrutement direct de six mille enseignants se tiendront finalement le samedi 17 octobre 2026. Une annonce contenue dans un communiqué du ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique, signé ce 10 octobre à Conakry.
C’est une accélération assumée. Dans son communiqué N°/MMAFP/SG/DGCEP/2026 pour multidiffusion, le ministre porte-parole du gouvernement, Faya François Bourouno, informe les candidats que le concours organisé pour le compte du ministère de l’Education nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle est maintenu, mais resserré dans le temps.
Le texte précise que les compositions auront lieu exclusivement à l’intérieur du pays. Sept chefs-lieux de préfecture sont retenus : Kindia, Boké, Mamou, Labé, Kankan, N’Zérékoré et Faranah. Le centre attribué à chaque postulant figurera sur la liste définitive des candidats retenus, qui sera publiée ultérieurement. Les lauréats, eux, seront affectés uniquement dans des établissements scolaires situés à l’intérieur du pays.
Pour le gouvernement, cette décision traduit la volonté du Chef de l’Etat d’accélérer le processus afin de répondre rapidement aux besoins en enseignants, alors que l’année scolaire 2026-2027 a effectivement démarré. Pour le reste, rien ne change. La période d’inscription reste ouverte jusqu’au 11 octobre 2026 à 23h59, conformément au communiqué initial. Toutes les autres dispositions initiales demeurent inchangées.
L’administration renvoie les candidats vers les canaux officiels pour la suite. Les informations relatives aux centres et aux modalités pratiques de déroulement seront communiquées par les voies officielles. Pour toute assistance, le portail http://concours.gov.gn et le numéro court 1017 sont indiqués. Les signalements de tentative de fraude ou d’escroquerie peuvent être effectués sur la plateforme http://alerte.concours.gov.gn.
Le ministre invite enfin les candidats à rester attentifs aux communications officielles et réaffirme l’engagement du gouvernement à garantir un concours fondé sur le mérite, la transparence, l’équité et l’égalité des chances. Le document ne fait état d’aucune menace ou revendication syndicale.
Djoumè SACKO


