Dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances rectificative (PLFR) pour l’exercice 2026, le ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël Nabé, a été auditionné, ce jeudi, par les membres de la Commission des Affaires étrangères et des Guinéens établis à l’étranger de l’Assemblée nationale. Pendant plus de quatre heures, les échanges ont porté sur la réorientation des priorités budgétaires, le financement des projets de développement et le renforcement des partenariats stratégiques.
Les travaux d’examen du PLFR 2026 se poursuivent au sein des commissions permanentes de l’Assemblée nationale, avec l’audition des responsables des différents départements ministériels.
Accompagné de ses collaborateurs, le ministre Ismaël Nabé a présenté aux honorables députés les ajustements budgétaires envisagés par son département, ainsi que les orientations retenues pour soutenir les politiques de développement national.
Cette séance de travail a notamment permis d’aborder les enjeux liés à la réallocation des ressources financières, au développement local et à la mobilisation des partenariats internationaux dans un contexte économique marqué par des exigences de rationalisation des dépenses publiques.
Une réorientation budgétaire au service des priorités de développement
Face aux parlementaires, le ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement a exposé les nouvelles orientations budgétaires de son département.
Les discussions ont particulièrement porté sur la nécessité d’adapter les ressources disponibles aux priorités de développement, tout en renforçant l’efficacité des interventions publiques.
Pour Ismaël Nabé, la révision budgétaire ne doit pas être considérée uniquement comme un exercice d’ajustement financier, mais également comme un instrument permettant de mieux orienter les moyens de l’État vers les projets de développement.
Le ministre a ainsi mis l’accent sur l’importance de la planification, de la mobilisation des financements et du renforcement des partenariats stratégiques pour accompagner les ambitions nationales.
Les députés interrogent le ministre sur l’exécution des projets et la transparence des investissements
Au cours des échanges, les membres de la Commission des Affaires étrangères et des Guinéens établis à l’étranger ont soulevé plusieurs préoccupations relatives à la mise en œuvre effective des projets de développement sur le terrain.
Les parlementaires se sont également intéressés aux mécanismes de suivi des investissements internationaux et aux exigences de transparence dans la gestion des ressources mobilisées auprès des partenaires.
Ces questions ont permis d’approfondir les discussions sur les orientations budgétaires présentées et sur leur articulation avec les besoins de développement du pays.
Sous la conduite de sa présidente, l’Honorable Fatoumata Binta Diallo, la commission a ainsi poursuivi son travail d’analyse des prévisions budgétaires et des priorités du département.
Renforcer le suivi des politiques de développement
Au-delà des ajustements financiers, cette audition a constitué un cadre d’échanges sur la coordination des projets de développement et la coopération internationale.
Elle a permis aux parlementaires de mieux apprécier les orientations proposées par le ministère et de soulever les préoccupations liées à l’efficacité des investissements et à leurs retombées pour les populations.
À travers cet exercice, l’Assemblée nationale poursuit sa mission d’examen des finances publiques et de contrôle de l’action gouvernementale, en accordant une attention particulière à la cohérence entre les allocations budgétaires et les priorités nationales.
Cap sur l’examen du PLFR en séance plénière
Les travaux consacrés au projet de loi de finances rectificative 2026 se poursuivront au sein des différentes commissions permanentes avant l’examen du texte en séance plénière.
Les députés seront ensuite appelés à se prononcer sur les ajustements budgétaires proposés, conformément à la procédure parlementaire.
L’enjeu de cet examen demeure de concilier les impératifs de rigueur budgétaire avec les besoins de financement des projets de développement, tout en renforçant la transparence et l’efficacité dans la gestion des ressources publiques.
Adama Kaba



