Le Premier ministre, chef du gouvernement, Amadou Oury Bah, a procédé, mercredi 14 octobre 2026, au lancement de la deuxième édition du Forum international des secrétariats généraux de gouvernement, placée sous le thème : « L’intelligence artificielle au service de la performance gouvernementale ».
La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre secrétaire général de la Présidence, du ministre chef de cabinet de la Présidence, du chef d’état-major général des armées, ainsi que des secrétaires généraux de gouvernement de 14 pays participants.
Dans son intervention, le secrétaire général du gouvernement guinéen, Tamba Benoît Kamano, a exprimé sa reconnaissance au président de la République, Mamadi Doumbouya, pour sa vision de la modernisation de l’État, qu’il considère comme un véritable levier d’action collective.
« Lors du premier forum, nous avons posé les bases et formulé des recommandations. Le rendez-vous avait été pris pour 2026, et nous y sommes. À cette occasion, nous avons institutionnalisé le réseau, avec l’ambition d’en faire une plateforme de coopération. Nous avons privilégié la collaboration afin de favoriser une approche inclusive, durable et adaptée au contexte de chaque pays en matière d’organisation du travail gouvernemental et de production normative », a-t-il rappelé.
Poursuivant son intervention, il a indiqué que cette deuxième édition permettra de consolider l’institutionnalisation du réseau et de définir une position commune sur le rôle de l’intelligence artificielle dans l’administration publique, notamment au sein des secrétariats généraux de gouvernement.
« Il s’agira également d’affirmer, en cohérence avec les orientations de l’Union africaine, notre engagement commun en faveur d’une intelligence artificielle responsable et éthique », a-t-il souligné.
Pour sa part, le Premier ministre, chef du gouvernement, Amadou Oury Bah, dans son discours d’ouverture, a mis en avant les opportunités offertes par l’intelligence artificielle pour améliorer le fonctionnement de l’administration publique. Selon lui, cette technologie peut faciliter la recherche dans les textes et les archives, contribuer à détecter les incohérences, préparer des synthèses documentaires et signaler les retards dans le traitement des dossiers.
« Vos échanges sur les indicateurs communs de performance sont essentiels. Ils doivent nous permettre de vérifier les progrès réalisés et de partager les solutions qui fonctionnent. Cette exigence rejoint directement l’ambition de la Guinée à travers le programme Simandou 2040, porté par le président de la République. La réussite de nos projets et de nos réformes exige une administration capable de produire des textes de qualité, de disposer d’informations fiables et de suivre les décisions jusqu’à leur mise en œuvre. L’utilisation intelligente de l’IA peut renforcer cette capacité », a-t-il déclaré.
Le chef du gouvernement a toutefois insisté sur la nécessité d’encadrer l’utilisation de ces outils technologiques, en mettant l’accent sur la vérification des sources, le contrôle des résultats et la transparence des décisions administratives.
« La confidentialité, la sécurité des données et la souveraineté numérique doivent guider nos choix dès la conception des outils », a-t-il ajouté.
Durant trois jours, huit ateliers seront organisés dans le cadre de ce forum. Deux seront consacrés aux chefs de délégation et porteront notamment sur la normalisation et la gestion responsable de l’intelligence artificielle. Les six autres ateliers seront animés conjointement par des représentants de la Guinée et des différents pays invités.
AGP



