Les conseillers nationaux ont autorisé ce mardi 14 avril, la ratification de deux accords de prêt conclus entre le Gouvernement guinéen et la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC). Ces accords portent respectivement sur la modernisation de lycées agricoles et la construction de microcentrales hydroélectriques.
L’organe législatif a été saisi en procédure d’urgence par l’exécutif pour l’autorisation de ratification de ces deux accords. Et après un examen approfondi mené par la Commission du Plan, des Affaires financières et du Contrôle budgétaire, avec l’appui des autres commissions permanentes, les conseillers nationaux ont donné leur avis favorable.
Le premier accord concerne le financement partiel du projet d’amélioration et de modernisation de quatre lycées agricoles situés à Bordo (Kankan), Baladou (Guéckédou), Koundara et Macenta. D’un coût global estimé à près de 29,8 millions d’euros, ce projet est financé à 95 % par la BIDC.
Il vise à transformer ces établissements en pôles régionaux de référence capables de former une main-d’œuvre qualifiée, adaptée aux besoins des chaînes de valeur agro-industrielles. Les travaux porteront notamment sur la réhabilitation des infrastructures, l’équipement en outils modernes, le développement de nouveaux modules de formation et le renforcement des capacités des formateurs.
Le second accord porte sur la construction de trois microcentrales hydroélectriques d’une capacité totale de 27,6 MW dans les préfectures de Mamou et Dalaba. Évalué à près de 99,9 millions d’euros, ce projet est également financé majoritairement par la BIDC.
Il ambitionne de renforcer l’électrification rurale, réduire la dépendance aux énergies fossiles, créer des emplois locaux et promouvoir une énergie propre, en cohérence avec les engagements de la Guinée en matière de transition énergétique.
Selon le rapport présenté en plénière, ces deux initiatives s’inscrivent dans les orientations stratégiques du programme Simandou 2040, ainsi que dans plusieurs politiques sectorielles, notamment le Programme décennal de l’éducation et le Plan national d’électrification rurale.
Les conseillers nationaux ont souligné que la modernisation des lycées agricoles contribuera à la transformation du secteur agricole, à la création d’emplois qualifiés et à l’amélioration des conditions de vie des populations.
De son côté, le projet énergétique est perçu comme un levier essentiel pour le développement socio-économique des zones rurales, en facilitant l’accès à l’électricité et en soutenant les activités productives.
Au terme des travaux, les conseillers ont formulé plusieurs recommandations à l’endroit du Gouvernement, notamment la mobilisation diligente de la contrepartie nationale, le renforcement de l’implication du secteur privé local, l’amélioration de la gouvernance des projets et la révision des conditions financières des prêts jugées relativement coûteuses.
Ils ont également insisté sur la nécessité d’assurer la transparence dans la gestion, le respect des normes environnementales et sociales, ainsi que le suivi régulier de l’exécution des projets à travers des rapports périodiques soumis à la représentation nationale.
Tenant compte de la pertinence des projets et de leur impact attendu sur le développement rural et économique du pays, le CNT a finalement donné son feu vert pour la ratification des deux accords.
Cette décision ouvre la voie à la mise en œuvre effective de ces investissements structurants, appelés à jouer un rôle clé dans la modernisation de l’agriculture et l’amélioration de l’accès à l’énergie en Guinée.
M’Böh Oumar









