Conakry. Un an après avoir été écarté des médias, Lamine Guirassy peut de nouveau exercer son métier. La Haute Autorité de la Communication a signé ce 18 mai 2026 la décision qui met fin à la suspension prononcée à son encontre.
La sanction remontait au 11 juin 2025. À l’époque, la HAC avait reproché au journaliste la diffusion sur les réseaux sociaux d’une fausse alerte sismique. Le message, largement partagé, avait semé la panique dans plusieurs localités du pays. La mesure prise était sans équivoque : interdiction d’exercer “jusqu’à nouvel ordre”.
Ce “nouvel ordre” est arrivé. Dans sa décision N°021/HAC/P/26, le Collège de la HAC explique avoir réexaminé le dossier dans un esprit d’apaisement. L’instance cite la volonté de détendre le climat médiatique et de faire vivre la liberté d’expression, deux principes inscrits dans la Constitution et dans la loi organique de 2010 sur la liberté de la presse.
Le revirement s’appuie aussi sur l’attitude du principal intéressé. La HAC prend acte des regrets exprimés par Lamine Guirassy et de son engagement à respecter scrupuleusement les règles d’éthique et de déontologie de la profession en Guinée.
Concrètement, l’article 1 de la décision abroge l’interdiction qui couvrait tout le territoire national. L’article 2 lui ouvre immédiatement la voie pour reprendre ses activités professionnelles, quel que soit le support médiatique. La décision sera publiée au Journal Officiel.
Signée à Conakry par le président de la HAC, Boubacar Yacine Diallo, cette décision marque un tournant dans un dossier qui avait alimenté le débat sur les limites entre liberté d’informer et responsabilité éditoriale à l’ère des réseaux sociaux.
Pour de nombreux, la levée de la sanction envoie un signal, la régulation peut être ferme, mais elle n’est pas irréversible quand le dialogue et l’engagement professionnel reprennent le dessus.
Djoumè Sacko,








