Conakry, 16 mai 2026 – Quelques gouttes ont suffi. La pluie tombée ce samedi matin sur la capitale guinéenne a rafraîchi l’air, mais elle a surtout remis en lumière une menace que les habitants connaissent trop bien : celle des inondations.
De Simanbossia à Petit Simbaya, jusqu’à Kiroty dans la commune de Lambanyi, le constat est le même sur plusieurs kilomètres. Les caniveaux, saturés, cèdent sous la pression de l’eau. Ils crachent alors sur la chaussée un mélange de pluie et de déchets qui s’étale sans retenue.
L’image est d’autant plus frappante qu’elle se produit sur des axes récemment réhabilités pour fluidifier le trafic. Les travaux de modernisation semblent contredits par l’état des ouvrages d’évacuation, incapables d’absorber une averse pourtant sans intensité exceptionnelle.
Ce qui inquiète davantage, c’est le contexte. Certains quartiers touchés ce matin avaient déjà payé un lourd tribut l’année dernière. Les inondations de 2025 y avaient fait des victimes et laissé des dégâts matériels importants. Le scénario menace de se répéter si rien ne bouge avant l’arrivée des grandes pluies, attendues dans quelques semaines.
Sur le terrain, les ordures visibles dans les rues racontent une autre partie du problème. Par endroits, les détritus se sont répandus jusque sur les nouvelles voies, réduisant à néant les efforts d’aménagement urbain. Un contraste saisissant entre l’ambition d’assainir la ville et la réalité quotidienne de sa gestion.
À l’approche de la saison pluvieuse, l’alerte est lancée. Les autorités et les habitants sont désormais appelés à agir de concert pour renforcer la prévention. Objectif, éviter que les mêmes causes ne reproduisent les mêmes drames dans la capitale.
Djoumè Sacko,








