Boubéré, Sous-préfecture de Banora – Une violente tornade, accompagnée de pluies diluviennes et d’orages, a semé la désolation dans le secteur de Koko Sabè, district de Boubéré, ce jeudi. En quelques instants, le paysage de cette localité rurale de Dinguiraye a été métamorphosé, laissant derrière elle un bilan matériel considérable et des familles sans abri.
Selon les premiers constats effectués sur le terrain, les dégâts sont majeurs :
– 132 cases traditionnelles entièrement détruites
– 19 habitations en tôle gravement endommagées et rendues inhabitables
– Plus de 50 manguiers centenaires déracinés, anéantissant une source de revenus clé
– Une dizaine d’orangers détruits
– Plusieurs tonnes de vivres et de récoltes perdues, compromettant la sécurité alimentaire locale

Les vents d’une rare violence n’ont épargné ni les habitations ni les vergers qui constituent l’épine dorsale de l’économie de subsistance du village.
Face à l’ampleur du sinistre, le Coordinateur préfectoral de la MAOG-Dinguiraye, lui-même natif de Boubéré, a lancé un appel pressant. Il exhorte les autorités administratives, les organisations humanitaires, les partenaires au développement ainsi que toutes les personnes de bonne volonté à manifester leur solidarité envers les sinistrés.
« Les populations de Koko Sabè ont tout perdu en une nuit. Elles ont besoin d’un soutien d’urgence en vivres, en matériaux de construction et en aide financière pour reconstruire leurs toits et relancer leurs activités agricoles », a-t-il déclaré.
Au-delà des pertes matérielles, c’est tout un tissu social et économique qui est à terre. Les familles sinistrées, actuellement hébergées par des proches ou à la belle étoile, comptent sur un élan de solidarité pour surmonter cette épreuve et envisager l’avenir. La reconstruction des habitations et la reconstitution des stocks de vivres constituent les priorités absolues des prochains jours.
La communauté de Boubéré espère une réponse rapide pour panser ses plaies et retrouver une vie normale avant l’installation définitive de la saison des pluies.
Oumar M’Böh








