Le Liberia a porté un coup majeur au trafic international de stupéfiants. Les autorités ont annoncé la saisie de près de quatre tonnes de cocaïne, d’une valeur estimée à plus de 317 millions de dollars, ainsi que l’arrestation de deux ressortissants étrangers, à l’issue d’une vaste enquête menée pendant plusieurs semaines. Il s’agit de la plus importante saisie de drogue jamais enregistrée dans le pays.
« Au cours de l’opération, les enquêteurs ont saisi environ 3 971 kilogrammes de plaques de cocaïne présumée, d’une valeur estimée sur le marché noir à environ 317 680 000 dollars américains », a indiqué le procureur général et ministre de la Justice lors d’une conférence de presse à Monrovia.
Cette opération, menée le 21 juillet 2026, est l’aboutissement d’une enquête ouverte en juin dernier après une première saisie de 230 kilogrammes de cocaïne à l’aéroport international Roberts. Les éléments recueillis avaient alors permis aux enquêteurs de remonter la filière jusqu’à un important stock découvert dans le comté de Duazon, sur la route de l’aéroport.
Les investigations ont mis au jour un réseau criminel structuré et solidement financé, actif au Liberia depuis plus de six ans. Selon les autorités, les trafiquants utilisaient des sociétés de logistique opérant à l’aéroport Roberts pour acheminer la drogue sous couvert de cargaisons ordinaires, notamment des épices ou des textiles, grâce à des documents de transport falsifiés.
L’opération a conduit à l’arrestation de plusieurs suspects, parmi lesquels un ressortissant serbe et un binational colombien-espagnol, soupçonnés d’être impliqués dans ce vaste réseau de trafic international.
Cette saisie intervient dans un contexte où la lutte contre le narcotrafic est devenue une priorité pour le gouvernement libérien. En juin dernier, l’évasion de quatre suspects après une précédente opération antidrogue avait suscité de vives critiques de plusieurs sénateurs, qui dénonçaient les failles du dispositif sécuritaire et le rôle croissant du Liberia comme plateforme logistique entre les pays producteurs d’Amérique latine et les marchés européens.


