Réunis en assemblée générale à Conakry ce jeudi 18 juin 2026, les responsables de la Fédération syndicale professionnelle de la santé (FSPS) ont décidé de passer à une nouvelle phase de leur mobilisation. Après plusieurs mois de démarches restées sans réponse satisfaisante, l’organisation annonce le dépôt imminent d’un préavis de grève afin d’exiger l’application effective du statut particulier des personnels de santé.
Le climat se tend entre les travailleurs du secteur de la santé et les autorités. À l’issue d’une assemblée générale réunissant les représentants des structures sanitaires du pays, la Fédération syndicale professionnelle de la santé a acté le principe d’un recours à la grève, estimant avoir épuisé toutes les voies de dialogue.

Prenant la parole devant les participants, la secrétaire générale de la FSPS, Sophie-Danielle Kourouma, a indiqué que plusieurs réunions préparatoires avaient permis aux responsables syndicaux d’évaluer la situation liée à l’application du statut particulier des personnels de santé.
Selon elle, les nombreuses démarches entreprises auprès des autorités compétentes pour obtenir des informations sur l’état d’avancement de ce dossier n’ont pas abouti.
Face à cette situation, les responsables syndicaux disent constater un profond malaise au sein des structures sanitaires du pays. La dirigeante syndicale affirme que les représentants du secteur se retrouvent dans l’incapacité de répondre aux interrogations de leurs bases, alors que les attentes des travailleurs demeurent fortes.
Considérant que les échanges engagés jusqu’ici n’ont produit aucun résultat concret, la FSPS a décidé de franchir une nouvelle étape dans son action syndicale.
Un préavis de grève doit ainsi être déposé dans les prochaines heures conformément aux dispositions prévues par la législation en vigueur. Sophie-Danielle Kourouma a précisé que cette décision a été validée au cours de l’assemblée générale.

La responsable syndicale rappelle toutefois que le délai légal de dix jours francs sera respecté avant toute cessation effective du travail. Durant cette période, la Fédération se dit disposée à participer à des discussions avec les autorités afin d’examiner les préoccupations du personnel de santé et les questions liées à l’application des acquis revendiqués.
Un ultimatum avant le déclenchement du mouvement
La FSPS affiche désormais une position ferme. Ses responsables estiment avoir mené toutes les démarches nécessaires avant d’en arriver à cette décision.
Selon Sophie-Danielle Kourouma, le préavis constitue une ultime opportunité pour ouvrir un cadre de négociation. À défaut d’avancées concrètes à l’issue du délai légal, le syndicat prévient qu’il mettra sa menace à exécution.
Cette annonce ouvre une nouvelle séquence d’incertitude pour le secteur sanitaire guinéen. Sans reprise rapide du dialogue entre les autorités et les représentants des travailleurs, le pays pourrait être confronté dans les prochains jours à un mouvement social susceptible d’affecter le fonctionnement des structures de santé sur l’ensemble du territoire national.
Djoumè SACKO, pour lvp








