Après les conférences, les travaux de la Semaine de la rentrée parlementaire se sont poursuivis ce mardi avec un panel consacré au thème : « Le Parlement, acteur de l’évaluation des politiques publiques : méthodes, outils et bonnes pratiques. »
Cette rencontre a réuni la Présidente de la Commission d’Évaluation des Politiques Publiques de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, l’Honorable Hamidou Camara, Président de la Commission des Affaires économiques et financières, du Plan et de la Coopération de l’Assemblée nationale de Guinée, ainsi que Dr Ousmane Kaba, ancien Président de cette commission sous la 8ᵉ législature.
Compte tenu de l’importance du thème, les échanges ont été modérés par le Ministre d’État, Conseiller principal du Président de la République de Guinée, Dr Bernard Goumou.
L’évaluation des politiques publiques constitue une dimension essentielle de la mission de contrôle du Parlement. Elle permet notamment d’apprécier les résultats des politiques mises en œuvre, d’en mesurer les effets sur les populations et d’identifier, le cas échéant, les ajustements nécessaires.
Mais quelles peuvent être les conséquences lorsqu’une politique publique n’est pas régulièrement évaluée ? S’appuyant sur une analyse de la conjoncture nationale, Dr Ousmane Kaba, ancien Président de la Commission des Affaires économiques et financières sous la 8ᵉ législature, a illustré les enjeux d’un suivi rigoureux de l’action publique à travers un exemple concret.
En tant que représentation nationale et acteur du contrôle de l’action gouvernementale, le Parlement occupe une place importante dans ce processus. L’évaluation devient alors un instrument permettant aux députés de confronter les objectifs annoncés aux résultats obtenus et d’apprécier leur impact réel sur les citoyens.
Mais à quel niveau cette évaluation doit-elle commencer et quels mécanismes le Parlement peut-il mobiliser pour l’exercer efficacement ?
Pour sa part, la Présidente de la Commission d’Évaluation des Politiques Publiques de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire a partagé l’expérience ivoirienne, en présentant les méthodes et outils mis en œuvre au sein de son institution pour renforcer le suivi et l’évaluation des politiques publiques.
Ce partage d’expériences entre parlementaires guinéens et ivoiriens a également permis de mettre en lumière l’importance de la coopération interparlementaire dans l’amélioration des pratiques et le renforcement des capacités des institutions législatives africaines.
Au terme des différentes interventions, un constat se dégage : l’évaluation des politiques publiques doit devenir un véritable outil d’aide à la décision parlementaire, permettant non seulement de mesurer la performance de l’action publique, mais surtout d’en apprécier les effets concrets sur les conditions de vie des citoyens.
Pour la 10ᵉ législature, l’enjeu est désormais de renforcer cette culture de l’évaluation afin de consolider le contrôle parlementaire, la redevabilité et l’efficacité des politiques publiques.
Fatou Kaba



