Conakry, 21 juillet 2026 , la rumeur a fait le tour des groupes WhatsApp et des pages Facebook : un grand recrutement de 20 000 agents dans la fonction publique serait lancé. Information reprise, commentée, partagée. Sauf qu’elle est fausse. Le Ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique l’a tranché noir sur blanc dans un communiqué rendu public ce lundi.
Dans un texte daté du 21 juillet 2026 et signé par le ministre Faya François BOUROUNO, le département dément « formellement » l’existence d’un quelconque avis de concours. Ni pour 20 000 postes, ni pour un autre nombre, précise le communiqué N° 10000/MMAFP/SG/DGCEP/2026.
Le ministère dit avoir constaté la circulation d’une « information totalement infondée » visant particulièrement les jeunes diplômés et les demandeurs d’emploi. Pour éviter toute confusion, il rappelle la règle : si un recrutement devait être ouvert, l’annonce passerait obligatoirement par les canaux officiels. À savoir le site internet http://www.mmafp.gov.gn, la page certifiée du ministère sur META, et la presse nationale.
Au-delà du démenti, le département met en garde contre les dérives que ces fausses informations peuvent entraîner. Il cite la loi L/2019/0027/AN du 9 juin 2019 portant Statut Général des Agents de l’État, qui encadre l’accès aux emplois publics par voie de concours. Et il invite les citoyens à faire preuve de « la plus grande vigilance » face aux messages trompeurs et aux possibles tentatives d’escroquerie et d’arnaque diffusées en ligne.
Le ministère assure que toute information authentique sera « systématiquement publiée » sur ses plateformes accréditées. Il rappelle enfin que la falsification ou la contrefaçon de documents officiels est passible de 5 à 10 ans d’emprisonnement et d’une amende allant de 50 000 000 à 150 000 000 GNF, en vertu de l’article 613 du code pénal guinéen.
En pleine période de forte attente d’opportunités d’emploi, le rappel du gouvernement sonne comme un avertissement : avant de payer, de s’inscrire ou de partager, mieux vaut vérifier à la source.
Par Djoumè SACKO, correspondant régional à Kankan.



