L’Agence de Gestion et de Recouvrement des Avoirs Saisis et Confisqués met en marche une opération d’envergure. Dans une lettre circulaire, elle demande à ses agents référents de recenser de façon exhaustive tous les biens placés sous main de justice dans leurs régions. Objectif : poser les bases d’un fichier national pour mieux suivre, gérer et valoriser ces avoirs au profit de l’État et des victimes.
L’instruction s’inscrit dans les missions confiées à l’AGRASC : identifier, centraliser, recouvrer, conserver et valoriser les avoirs saisis et confisqués. L’agence veut renforcer la traçabilité et l’efficacité de la gestion de ces biens.
Concrètement, les agents doivent d’abord se rapprocher des autorités judiciaires compétentes de leur région administrative. Il s’agit de lister l’ensemble des procédures pénales qui ont abouti à trois types de mesures : les saisies conservatoires, les confiscations définitives et les restitutions ordonnées.
Dans un second temps, ils doivent inventorier tous les avoirs concernés. La liste est large : biens meubles, biens immeubles, engins roulants, produits pharmaceutiques, mais aussi marchandises diverses.
Cette démarche vise à constituer une base nationale de données. Une fois en place, elle doit permettre une gestion plus rigoureuse et une meilleure valorisation des biens actuellement sous contrôle judiciaire.
Djoumè SACKO









