Dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances rectificative (PLFR) pour l’exercice 2026, la ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, Fatima Camara, a été auditionnée, ce mardi, par les honorables députés de l’Assemblée nationale. Les échanges ont porté sur les ajustements budgétaires proposés, les défis du secteur halieutique et les priorités du département en matière de surveillance maritime, de développement de l’aquaculture et de modernisation des infrastructures.
Les travaux en commissions permanentes se poursuivent à l’Assemblée nationale avec l’audition des responsables des différents départements ministériels. Cette étape permet aux parlementaires d’examiner les orientations budgétaires du Gouvernement et d’apprécier les besoins de financement des secteurs concernés.
Face aux élus du peuple, la ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, Fatima Camara, a présenté les ajustements budgétaires envisagés dans le cadre du PLFR 2026, ainsi que les principales priorités de son département.
Celles-ci portent notamment sur le renforcement de la surveillance des eaux maritimes, le développement de l’aquaculture et de la pêche artisanale, ainsi que la modernisation des infrastructures de contrôle sanitaire des produits halieutiques.
Ces différents axes d’intervention visent à améliorer les capacités opérationnelles du ministère et à répondre aux défis auxquels le secteur de la pêche et de l’économie maritime demeure confronté.
La ministre plaide pour un renforcement des moyens de son département
Au cours de son intervention, Fatima Camara a également formulé plusieurs doléances à l’endroit des parlementaires, en vue d’une meilleure prise en compte des besoins de son ministère dans le cadre de la prochaine loi de finances initiale.
Elle a particulièrement insisté sur la nécessité de renforcer les capacités opérationnelles du département afin de lui permettre d’assurer plus efficacement ses missions.
Les préoccupations soulevées concernent notamment les moyens nécessaires à la surveillance maritime, à l’accompagnement des activités de pêche et d’aquaculture, ainsi qu’au renforcement des dispositifs de contrôle sanitaire des produits issus de la pêche.
Les députés insistent sur la gestion durable des ressources halieutiques
Prenant part aux échanges, le Président de la Commission de l’Environnement, de l’Agriculture, du Développement rural et durable, l’Honorable Sékou Samoura, a souligné l’importance d’une exploitation responsable et durable des ressources halieutiques.
Il a notamment mis l’accent sur les enjeux liés à la surveillance des eaux maritimes, à la lutte contre la pêche illicite et à la valorisation des activités économiques liées à la mer.
Autant de préoccupations qui nécessitent, selon les échanges, une attention particulière dans la définition des priorités et l’utilisation des ressources publiques affectées au secteur.
Au nom de ses collègues parlementaires, l’Honorable Sékou Samoura a réaffirmé leur volonté d’accompagner, dans le cadre de leurs prérogatives institutionnelles, le ministère de la Pêche et de l’Économie maritime dans la mise en œuvre de ses réformes structurelles.
Un contrôle parlementaire pour une meilleure efficacité des dépenses publiques
Au-delà des ajustements budgétaires, cette audition a constitué un cadre de dialogue entre les représentants du peuple et les responsables du département sur les défis et les perspectives de développement du secteur halieutique.
Elle s’inscrit dans la mission de contrôle de l’action gouvernementale dévolue à l’Assemblée nationale, avec pour objectif d’apprécier la pertinence des choix budgétaires et de veiller à une utilisation responsable des ressources de l’État.
À travers l’examen du PLFR 2026, les députés de la 10ᵉ législature entendent contribuer au renforcement de la transparence dans la gestion des finances publiques et à un meilleur suivi de l’exécution du budget national.
L’enjeu demeure de concilier les besoins de financement du secteur de la pêche avec les exigences de rigueur budgétaire, afin de favoriser une gestion durable des ressources maritimes et de soutenir le développement de l’économie nationale.
Compte rendu : Souleymane Diallo.



