Dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances rectificative (PLFR) pour l’exercice 2026, les commissions permanentes de l’Assemblée nationale poursuivent les auditions des départements ministériels. Ce mardi, les cadres des ministères de la Justice et des Droits de l’Homme, ainsi que de la Sécurité et de la Protection civile, ont présenté aux honorables députés la situation d’exécution de leurs budgets respectifs et les ajustements proposés.
Les travaux se sont déroulés devant la Commission Lois, Administration générale, Justice et Droits humains et la Commission Défense et Sécurité, dans le cadre de l’examen approfondi du projet de loi de finances rectificative 2026.
Ces auditions ont permis aux parlementaires d’obtenir des précisions sur l’utilisation des crédits budgétaires alloués aux deux départements, d’analyser les niveaux d’exécution enregistrés et d’évaluer les ajustements envisagés pour l’exercice en cours.
Justice : un taux d’engagement de 68 % et un taux d’encaissement de 33 %
Au cours de la présentation du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, les données budgétaires communiquées font ressortir un taux d’engagement de 68 %, contre un taux d’encaissement de 33 %.
Ces indicateurs ont retenu l’attention des députés, qui ont examiné la situation d’exécution du budget initial du département et les ajustements proposés dans le cadre du PLFR 2026.
Les échanges ont notamment permis d’aborder les questions liées à la disponibilité des ressources financières et à la mise en œuvre des activités programmées par le ministère.
Sécurité et Protection civile : une augmentation budgétaire de 44,54 milliards GNF
S’agissant du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, le projet de loi de finances rectificative prévoit une augmentation de 44,54 milliards de francs guinéens de son enveloppe budgétaire.
Les données présentées aux parlementaires font également état d’un taux d’exécution budgétaire de 35,67 % en 2026.
Devant les membres de la Commission Défense et Sécurité, les responsables du département ont apporté des précisions sur l’exécution des crédits et les ajustements envisagés.
Les échanges ont permis aux députés d’examiner les besoins exprimés par le ministère et de s’intéresser aux contraintes susceptibles d’affecter la réalisation de ses activités.
Des recommandations pour améliorer l’exécution des budgets
Au terme des discussions, les honorables députés ont formulé plusieurs recommandations à l’endroit des responsables du ministère de la Sécurité et de la Protection civile.
Ils ont notamment demandé au département de présenter de manière détaillée les difficultés rencontrées dans l’exécution de son budget, afin de permettre un examen approfondi de ces préoccupations et d’envisager des réponses appropriées lors de la prochaine séance plénière.
Cette démarche vise à renforcer la compréhension des contraintes budgétaires et à améliorer le suivi de l’utilisation des ressources publiques.
Le contrôle parlementaire au cœur de l’examen du PLFR 2026
À travers ces auditions, l’Assemblée nationale poursuit sa mission d’examen des finances publiques et de contrôle de l’action gouvernementale.
L’analyse des taux d’exécution, des engagements financiers et des ajustements budgétaires permet aux parlementaires de mieux apprécier les besoins des départements ministériels et de formuler des recommandations en vue d’une gestion plus efficace des crédits de l’État.
L’enjeu de ces travaux demeure de garantir une meilleure adéquation entre les ressources budgétaires et les priorités des services publics, dans le respect des exigences de rigueur, de transparence et de responsabilité.
Compte rendu : Justine Finda Tonguino et M’Bemba Bangoura


