Dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances rectificative (PLFR) pour l’exercice 2026, les commissions Mines et Industrie et Commerce, Hôtellerie, Tourisme et Artisanat de l’Assemblée nationale ont auditionné les cadres du ministère de l’Industrie et du Commerce. Au cœur des échanges : la révision à la baisse du budget du département, les difficultés de décaissement des crédits et les conséquences des ajustements budgétaires sur la mise en œuvre de certains projets.
La rencontre, organisée dans la Salle des Actes de l’Assemblée nationale, s’inscrit dans la poursuite des travaux d’examen du projet de loi de finances rectificative 2026 devant les commissions permanentes.
Représentant le ministre de l’Industrie et du Commerce, le Secrétaire général du département a présenté et défendu les prévisions budgétaires révisées devant les honorables députés des deux commissions concernées.
Les parlementaires ont procédé à un examen détaillé des différentes lignes budgétaires, afin d’apprécier les ajustements proposés et leurs éventuelles répercussions sur les missions du ministère.
Une réduction budgétaire de plus de 68 milliards de francs guinéens
Selon les données présentées, le budget initial du ministère de l’Industrie et du Commerce, fixé à 634 246 020 916 francs guinéens, est ramené à 565 615 695 106 francs guinéens dans le projet de loi de finances rectificative 2026.
Cette révision représente une diminution de 68 630 325 810 francs guinéens, soit environ 10,82 % de l’enveloppe initiale.
Cette baisse intervient dans un contexte où le département est appelé à poursuivre ses missions de développement industriel, de promotion du commerce et de contribution à l’approvisionnement des marchés nationaux.
Au cours des échanges, les députés ont cherché à mieux comprendre les raisons de cette réduction budgétaire ainsi que ses conséquences possibles sur la réalisation des projets et programmes prioritaires.
Le faible taux de décaissement et l’annulation de projets au cœur des préoccupations
À l’issue de l’analyse des prévisions budgétaires, les honorables députés ont relevé plusieurs contraintes auxquelles le ministère de l’Industrie et du Commerce demeure confronté.
Parmi les principales préoccupations soulevées figurent le faible taux de décaissement des crédits budgétaires et l’annulation de certains projets dans le cadre des ajustements proposés.
Les parlementaires ont insisté sur la nécessité d’améliorer l’exécution des crédits disponibles et de veiller à ce que les choix budgétaires tiennent compte des priorités économiques et sociales du pays.
Conscients du rôle stratégique du ministère dans le développement des activités industrielles et commerciales, notamment dans l’approvisionnement des populations en produits de première nécessité, ils ont formulé plusieurs recommandations destinées à améliorer l’efficacité de son action.
Garantir l’approvisionnement des populations en produits de première nécessité
De son côté, le ministère de l’Industrie et du Commerce a sollicité l’accompagnement de la représentation nationale dans le cadre de l’examen des crédits prévus pour son fonctionnement et ses programmes.
Le département entend ainsi disposer des moyens nécessaires pour poursuivre ses missions, particulièrement celles liées à l’organisation du commerce et à la disponibilité de produits de première nécessité de qualité sur les marchés.
Pour les députés, l’enjeu est de concilier les impératifs de maîtrise des dépenses publiques avec la nécessité de préserver les interventions essentielles au développement économique et au bien-être des populations.
À travers cette audition, les commissions parlementaires concernées poursuivent leur mission d’analyse des choix budgétaires du Gouvernement, dans un souci de transparence, de responsabilité et d’efficacité de la dépense publique.
L’examen du PLFR 2026 constitue ainsi une occasion pour les élus du peuple de veiller à ce que les ajustements proposés préservent les priorités nationales et permettent aux départements ministériels d’accomplir efficacement leurs missions au service des citoyens.
Yéma Leno



