L’examen du volet dépenses du projet de loi de finances rectificative (PLFR) pour l’exercice 2026 a franchi une nouvelle étape à l’Assemblée nationale. Ce mardi, les travaux en intercommission ont été consacrés à l’audition des ministres chargés de l’Économie, des Finances et du Budget, ainsi que de l’Administration du territoire et de la Décentralisation. Présidée par la deuxième Vice-Présidente de l’Assemblée nationale, l’Honorable Dre Makalé Traoré, cette séance a permis aux parlementaires d’approfondir l’analyse des prévisions de dépenses et des priorités budgétaires du Gouvernement.
Cette rencontre s’inscrit dans la phase finale des travaux techniques consacrés à l’examen du volet dépenses du PLFR 2026, après plusieurs séances d’audition des départements ministériels et des institutions publiques.
Face aux membres de l’intercommission, les représentants du Gouvernement ont apporté des éclaircissements sur les ajustements proposés, les investissements prioritaires et les mesures envisagées pour répondre aux besoins des populations.
Des prévisions budgétaires révisées à la hausse
Au cœur des échanges figurait la révision des enveloppes budgétaires de l’État pour l’exercice 2026.
Selon les données présentées au cours des travaux, le budget rectifié s’établirait à plus de 67 000 milliards de francs guinéens, contre un peu plus de 65 000 milliards prévus dans la loi de finances initiale.
Cette révision traduit une augmentation des prévisions budgétaires, destinée notamment à accompagner les investissements publics, à soutenir le développement local et à répondre aux priorités identifiées pour la fin de l’exercice.
Les députés se sont particulièrement intéressés à la répartition des ressources supplémentaires ainsi qu’à leur incidence sur les projets de développement et les services publics.
Plus d’une centaine de questions adressées au Gouvernement
Au cours de cette séance, les parlementaires ont formulé plus d’une centaine de questions à l’endroit des membres du Gouvernement.
Les préoccupations soulevées se sont principalement articulées autour de quatre axes :
- Les investissements prioritaires, notamment le financement et l’exécution des projets structurants ;
- Le bien-être social, à travers les dépenses susceptibles d’améliorer les conditions de vie des populations ;
- Le développement communautaire, avec une attention particulière portée aux interventions de l’Agence nationale de financement des collectivités locales (ANAFIC) ;
- L’équité territoriale, notamment les besoins administratifs, logistiques et infrastructurels des nouvelles régions et préfectures.
Sur ce dernier point, les échanges ont mis en évidence les défis liés à l’accompagnement des nouvelles entités administratives, afin de leur permettre de disposer des moyens nécessaires à leur fonctionnement.
L’intercommission clôture ses travaux, cap sur la plénière
Présidant la séance, l’Honorable Dre Makalé Traoré, deuxième Vice-Présidente de l’Assemblée nationale, a conduit les échanges consacrés à l’examen des différentes préoccupations budgétaires soulevées par les députés.
Les travaux ont permis aux parlementaires de recueillir les explications du Gouvernement sur les orientations retenues et les ajustements proposés dans le projet de loi de finances rectificative.
Avec l’achèvement de l’examen du volet dépenses au niveau de l’intercommission, le processus parlementaire entre désormais dans une nouvelle phase.
La prochaine étape sera consacrée à l’examen du texte en séance plénière, au cours de laquelle les honorables députés seront appelés à se prononcer sur le projet de loi de finances rectificative 2026, conformément à la procédure parlementaire.
Cette étape marquera l’aboutissement des travaux d’analyse et d’échanges engagés autour des priorités budgétaires de l’État pour l’exercice 2026.
Robert Sidi Tolno



