Le Président de la République, Mamadi Doumbouya, a dans un décret rendu public ce lundi 31 août 2026, promulgué la nouvelle loi sur la Pêche maritime en Guinée. Il s’agit des dispositions qui remplacent celles d’octobre 1997, encadrent désormais les activités de pêche maritime et l’utilisation des ressources halieutiques dans les zones sous juridiction guinéenne. Elles concernent également les personnes, les navires, les engins et équipements de pêche ainsi que les activités liées à la conservation, la transformation, au transport et à la commercialisation des produits de la pêche.

Pour la ministre la Pêche et de l’économie maritime, Mme Fatima Camara cet acte du Chef de l’Etat est d’une avancée historique. Elle s’est exprimée en ces termes dès après la publication du décret du Président à la télévision nationale. « C’est avec une immense joie que j’accueille cette avancée historique. Le dernier décret, datant de 1997, était devenu totalement obsolète. Vingt-neuf ans plus tard, la Guinée se dote enfin de son Code ainsi que de ses textes d’application.
Je remercie Allah pour cette réalisation et exprime ma profonde gratitude à Monsieur le Président de la République, Son Excellence Mamadi Doumbouya, pour son engagement en faveur du développement de la pêche » a-t-elle écrit sur sa page facebook.
Désormais en Guinée l’on dénombre quatre grandes catégories de pêches selon les moyens utilisés.
Il s’agit entre autres :
La pêche artisanale maritime traditionnelle est pratiquée à pied ou avec des pirogues non motorisées, utilisant notamment la pagaie ou la voile.
La pêche artisanale maritime motorisée concerne les pirogues non pontées d’une longueur maximale de 24 mètres, équipées de moteurs ne dépassant pas 60 chevaux-vapeur. Les captures doivent être conservées à bord avec de la glace ou du sel.
La pêche semi-industrielle maritime est exercée avec des navires pontés de 25 mètres au maximum, dont la puissance du moteur est supérieure à 60 et inférieure ou égale à 250 chevaux-vapeur.
Enfin, la pêche industrielle maritime concerne les navires pontés dont la puissance motrice est supérieure ou égale à 250 chevaux-vapeur. Ces navires peuvent notamment conserver leurs captures par congélation, avec de la glace ou de l’eau réfrigérée.
Oumar M’Böh



