L’Espagne, championne d’Europe en titre, a remporté dimanche 19 juillet la Coupe du monde 2026 en battant l’Argentine, tenante du titre, 1-0 après prolongation en finale. Disputée au MetLife Stadium (New York/New Jersey) et dirigée par l’arbitre slovène Slavko Vinčić, la rencontre s’est décidée lors de la deuxième période de la prolongation, grâce à un but de Ferran Torres à la 106e minute.
C’était une affiche totalement inédite dans l’histoire du Mondial : jamais ces deux sélections ne s’étaient rencontrées en finale. La Roja décroche ainsi son deuxième sacre mondial, seize ans après son premier titre obtenu en 2010 en Afrique du Sud, déjà arraché au terme d’une prolongation.Il s’agit ainsi de la deuxième fois que l’Espagne remporte une finale de Coupe du monde sans encaisser le moindre but. L’Argentine, championne en titre après son succès au Qatar en 2022, échoue à conserver sa couronne.
Ce choc concluait la 23ᵉ édition du tournoi, la première à réunir 48 équipes et à être co-organisée par trois pays : les États-Unis, le Canada et le Mexique. En demi-finales, l’Espagne avait éliminé la France (2-0) le 14 juillet, tandis que l’Argentine s’était défaite de l’Angleterre (2-1) le lendemain. La France a terminé quatrième après sa défaite 6-4 face aux Anglais lors de la « petite finale », disputée samedi à Miami un dernier match marqué par le départ de Didier Deschamps du banc des Bleus.
Le déroulé de la finale
L’Espagne a rapidement pris le contrôle de la rencontre grâce à sa maîtrise technique et à une circulation rapide du ballon. Dès la 5e minute, Lamine Yamal s’est procuré une première occasion dangereuse, mais le gardien argentin Emiliano Martínez est intervenu avec autorité. Dominés dans le jeu, les Argentins ont eu du mal à développer leur animation offensive, les Espagnols parvenant notamment à neutraliser Lionel Messi grâce à un marquage rigoureux.
La Roja a poursuivi sa domination tout au long de la première période, multipliant les tentatives, notamment par Mikel Oyarzabal et Marc Cucurella, sans parvenir à tromper Emiliano Martínez. L’Argentine n’a, de son côté, cadré aucune frappe avant la pause.
Au retour des vestiaires, les Espagnols ont continué à monopoliser le ballon. Ferran Torres, de la tête, puis Pedri, Pau Cubarsí, Aymeric Laporte et Nico Williams se sont successivement heurtés à un Emiliano Martínez impérial.
L’Argentine a terminé le temps réglementaire à dix joueurs après l’expulsion directe d’Enzo Fernández dans le temps additionnel (90+3) pour une faute sur Pau Cubarsí. Après un but de Nico Williams refusé à la 98e minute pour une faute au début de l’action, l’Espagne a finalement trouvé la faille à la 106e minute : servi de la tête par Nico Williams, Ferran Torres a conclu d’une puissante frappe du pied gauche à l’intérieur de la surface, offrant à la Roja son deuxième titre mondial.
Messi, une dernière danse sans sacre
À 38 ans, Lionel Messi disputait avec cette finale l’un des derniers grands rendez-vous de sa carrière internationale. Le capitaine argentin reste le joueur le plus décoré de l’histoire du Ballon d’Or, qu’il a remporté à huit reprises, un record absolu devant Cristiano Ronaldo (cinq fois). Sa dernière consécration remonte à son sacre mondial au Qatar en 2022. Neutralisé par le marquage espagnol lors de cette finale, il n’aura pas pu offrir à l’Argentine un back-to-back historique.
Yamal, le prodige espagnol enfin sacré
Lamine Yamal, 19 ans, décroche avec ce titre son premier grand trophée avec la sélection espagnole, après avoir terminé deuxième du Ballon d’Or 2025 (remporté par le Français Ousmane Dembélé). Sa prestation lors de cette finale, marquée par plusieurs situations dangereuses créées face à Emiliano Martínez, pourrait renforcer ses chances de devenir le plus jeune joueur à remporter le Ballon d’Or, un record qu’il vise ouvertement depuis plusieurs mois.
Rendez-vous en 2030 pour le Mondial du centenaire
La prochaine Coupe du monde se tiendra en 2030 et prendra une forme inédite : le tournoi principal se déroulera en Espagne, au Maroc et au Portugal, du 13 juin au 21 juillet, tandis que trois matchs de célébration du centenaire de la compétition créée en 1930 en Uruguay se joueront les 8 et 9 juin en Argentine, au Paraguay et en Uruguay. Il s’agira de la première édition disputée sur trois continents.
Avec Anadolu Agency



