La Coordination des Jeunes Cadres Volontaires pour le Futur (CJCVF), a animé un point de Presse, ce jeudi 10 septembre 2026 à la maison Commune des Journalistes sise à la minière. Objectif, annoncer l’organisation de la 2ème édition du ‘’Dialogue communautaire’’ en Haute-Guinée, plus précisément dans les préfectures de Dinguiraye, Kankan, Mandiana et Siguiri. Elle a pour thème : « jusqu’à quand les femmes et les filles subiront-elles les violences, les discriminations et les injustices en silence ? ».

Devant les hommes de médias, le coordinateur national de la CJCVF, Naby Laye Moussa Soumah a affirmé que : « Cette question est plus qu’un slogan. Elle constitue un appel à la conscience, à la responsabilité et surtout à l’action. Les violences basées sur le genre, les mariages précoces et forcés, les violences sexuelles, les violences domestiques, les discriminations et toutes les formes d’injustice faites aux femmes et aux filles ne doivent jamais être banalisées. Lorsqu’une femme est violentée, c’est toute la communauté qui est interpellée. Lorsqu’une fille est privée de ses droits, c’est notre avenir collectif qui est fragilisé. C’est pourquoi la CJCVF fait le choix d’aller directement à la rencontre des communautés à la base, afin de dialoguer, écouter, sensibiliser et orienter » a-t-il souligné.
Selon Naby Laye Moussa Soumah : « Les cas de violences sont très récurrents parce qu’on ne dénonce pas », a-t-il déclaré, appelant chacun à s’impliquer dans ce combat. Il invite notamment les familles, les jeunes, les hommes, les défenseurs des droits humains et les professionnels des médias à jouer leur rôle dans la sensibilisation et l’orientation des victimes vers les structures compétentes.
Cette deuxième édition se tiendra respectivement dans les préfectures de la Haute Guinée, après celle organisée en Basse Guinée. Et pour lui : « Notre intervention reposera sur une approche communautaire : sessions de dialogue, émissions radiophoniques, rencontres avec les autorités, leaders communautaires, femmes, jeunes et acteurs de la société civile. Notre objectif n’est pas de juger les communautés, mais de dialoguer avec elles et surtout de les écouter. Car nous sommes convaincus qu’une protection durable des droits des femmes et des filles ne peut être construite sans leur participation. » et a saisi l’occasion pour inviter tout un chacun à s’impliquer dans ce combat selon ses moyens et ses positions.
En conclusion, il dira que leur organisation bénéficie de l’accompagnement de la Brigade spéciale de protection des personnes vulnérables et le service chargé de l’équité du ministère de la Sécurité, ainsi que des personnes de bonnes volontés.
Rendez-vous est donc pris du 15 septembre au 30 octobre 2026, dans les préfectures de la Haute Guinée. Où autorités et communautés sont invitées à une franche collaboration pour la réussite de cette activité.
Oumar M’Böh


