Imaginez un agriculteur de Siguiri qui voit, jour après jour, ses terres agricoles détruites par des exploitants clandestins qui creusent le sol, utilisent du cyanure et d’autres produits chimiques dangereux au risque de contaminer les eaux et de compromettre l’avenir des générations futures.
On doit donc rester les bras croisés au nom de quel panafricanisme ? Aucun burkinabé, établi en Guinée avec des activités légales n’a un problème. La Guinée est chez tout le monde et ceux qui vivent ici savent combien de fois le pays est ouvert. Mais toute chose a des limites et on doit les assumer.
Nos autorités ont, après tant de sensibilisation, décider de la normalisation et de la régularisation de l’exploitation minière. Surtout celle clandestine. Mais depuis avant hier, certains veulent présenter ces opérations comme une chasse aux ressortissants burkinabés.
Je me demande pourquoi ce qui est considéré comme une mesure de protection environnementale deviendrait-il une persécution?
Un communiqué conjoint du gouvernement, signé du 2 novembre 2026, nous a précisé que les mesures concernent la destruction des terres agricoles, la pollution du fleuve Niger, du tinkisso et de leurs affluents. L’utilisation du mercure, du cyanure et d’autres produits chimiques dangereux, ainsi que l’exploitation illégale et cela quelle que soit la nationalité des auteurs.
Le problème n’est donc pas la nationalité des orpailleurs. Comme ce que je vois sur des pages maliennes et burkinabés, mais l’exploitation clandestine, la pollution et la destruction des terres.
Amadou Tidiane Bah



