Une forte pluie accompagnée de vents violents, s’est abattue dans la nuit de mardi à mercredi 17 juin sur le quartier Abattoir, dans la commune urbaine de Kindia, provoquant d’importants dégâts matériels.
Le sinistre a principalement causé le décoiffement de plusieurs habitations, laissant de nombreuses familles sans abri.
Les premiers constats ne font état d’aucune perte en vie humaine, bien que la situation des sinistrés soit critique.
Sur le terrain, les témoignages des victimes décrivent des scènes de panique face à la violence des vents. Plusieurs résidents racontent avoir vu leurs toitures en tôle littéralement arrachées par les rafales alors qu’ils se trouvaient à l’intérieur de leurs domiciles.
Une grande partie des habitants touchés a dû passer la nuit à la belle étoile ou trouver refuge en urgence chez des voisins solidaires.
Au-delà des dommages structurels subis par les habitations, les pertes économiques et matérielles s’avèrent catastrophiques pour les ménages. Les infiltrations massives d’eau consécutives à la perte des toitures ont entièrement noyé le mobilier, les matelas et les appareils domestiques. Plus dramatique encore, les provisions de nourriture et les sacs de riz, stockés par les familles en prévision de la saison hivernale, ont été totalement détruits par les eaux de pluie.
Face à l’ampleur du désastre et au manque de ressources financières pour engager des réparations rapides, les sinistrés se trouvent dans un dénuement total. Plusieurs d’entre eux ont lancé un appel pressant à l’État, aux autorités locales et aux personnes de bonne volonté pour obtenir une aide humanitaire et matérielle d’urgence.
Ce nouveau drame met une fois de plus en lumière la grande vulnérabilité des infrastructures et des habitations de la région de Kindia face aux intempéries récurrentes. Alors que la saison des pluies ne fait que commencer, cet événement relance le débat sur la nécessité de renforcer la sécurité des constructions locales.
AGP
