Chez la victime, on ne parle pas. On encaisse. La famille, frappée par la disparition brutale d’un adolescent, a refusé de s’exprimer devant la presse.
Le drame s’est joué dans une fosse septique. Trois garçons étaient venus pour se laver. Deux sont descendus. Le troisième, resté dehors, a réussi à remonter l’un d’eux. Pour l’autre, il était déjà trop tard. N’ayant pas pu le sortir, il a couru alerter les habitants.
Très vite, des riverains se sont mobilisés. Les secours aussi. Mais l’adolescent a été retrouvé sans vie.
Elhadj Souleymane Condé, président du conseil de quartier de Bordo Rail, a été prévenu par son homologue de Missiran.
« J’ai été surpris. Je m’apprêtais à me laver lorsque le président du conseil de quartier de Missiran m’a appelé pour m’informer qu’un corps avait été retrouvé à la limite de nos deux quartiers et que la victime était originaire de Bordo Rail. Lorsque je suis arrivé sur les lieux, la population était déjà mobilisée », raconte-t-il.
Il n’a pas assisté à la scène. Il s’appuie sur le récit des jeunes présents. Eux disent la même chose : deux dans la fosse, un dehors pour donner l’alerte.
Les causes exactes du décès ne sont pas encore connues. Une enquête doit déterminer ce qui s’est passé et situer les responsabilités.
Ce nouvel accident relance une inquiétude ancienne. Dans les zones d’habitation, les fosses septiques non sécurisées inquiètent. Des habitants demandent qu’on renforce la protection autour de ces ouvrages. Pour éviter un autre drame.
Djoumè SACKO, lvp



