Depuis l’interdiction de l’exploitation anarchique, sauvage et inadmissible de l’or en Guinée, notamment à Siguiri où les dégâts se font de plus en plus sentir, le gouvernement burkinabé multiplie les communications, donnant l’impression qu’il y a eu expulsion de ses ressortissants en République de Guinée. Or, la réalité est toute autre. Il n’y a eu aucune expulsion, mais plutôt des mesures pour protéger l’environnement et les populations de cette partie de la Guinée.
Il faut remettre les choses à leur place, car il n’y a eu ni communiqué ni manifestation des populations guinéennes contre les ressortissants d’un pays étranger en Guinée. Le gouvernement a simplement interdit l’exploitation clandestine de l’or sur ses sols. Quoi de plus normal !
Que l’émotion ne prenne pas le dessus sur la raison au Burkina Faso, car aucune expulsion de Burkinabés n’a eu lieu en Guinée. Le gouvernement guinéen a simplement fermé les sites où cette exploitation sauvage avait lieu. De plus, ce ne sont pas seulement des Burkinabè qui étaient concernés, mais aussi des personnes de plusieurs autres nationalités qui avaient pris goût à l’exploitation clandestine de l’or en Haute-Guinée. Même des Guinéens sont concernés par ces mesures d’interdiction. Les autorités burkinabè ne sauraient admettre ce qui se passe à Siguiri. C’est l’avenir des générations futures qui est menacé. Il est donc tout à fait normal que les autorités guinéennes prennent des mesures face à cette situation inquiétante et révoltante.
D’autre part, il serait important que les blogueurs guinéens et burkinabés, en quête de vues, fassent très attention pour éviter toute escalade de violence verbale sur les réseaux sociaux. Depuis toujours, la Guinée entretient de bonnes relations de fraternité avec le Burkina Faso et tous les autres pays africains. Ce n’est pas maintenant que ce climat sera écorché.
Sayon MARA, Juriste



