Conakry, 2 juillet 2026 – La Guinée a franchi ce jeudi une étape importante de son processus de décentralisation avec l’installation officielle des conseils communaux et l’élection des maires et de leurs adjoints dans les différentes communes du pays. Cette journée, très attendue après les élections communales du 31 mai, marque le début effectif des nouveaux mandats municipaux.
Dans plusieurs collectivités, les opérations se sont déroulées dans le calme et conformément aux dispositions légales. Les conseillers communaux ont procédé à l’élection des exécutifs locaux appelés à conduire les destinées de leurs communes pour les prochaines années.
À Sonfonia, les conseillers ont porté leur choix sur Fodé Imourana Traoré, élu maire à l’issue du scrutin. Son élection ouvre une nouvelle étape pour cette jeune commune de Conakry, avec de fortes attentes des populations en matière d’infrastructures, d’assainissement et de gouvernance locale.
À Sanoyah, Aboubacar Sabari Conté a été élu maire. Dans ses premières déclarations relayées par la presse, il a placé le développement local, l’amélioration des services publics et la proximité avec les citoyens parmi les priorités de son mandat.
Dans la commune urbaine de Kindia, les conseillers ont privilégié le consensus plutôt qu’un vote disputé en élisant Aboubacar Molota Camara à la tête de la mairie. Cette démarche a été présentée comme un choix visant à préserver la cohésion au sein du conseil communal.
À Guéckédou, Anathin Siafa Kamano a également été élu maire. Cette élection est perçue comme le point de départ d’une nouvelle dynamique de gouvernance locale dans une préfecture confrontée à d’importants défis de développement.
La journée n’a cependant pas été exempte de difficultés. À Gbessia, la session inaugurale a été marquée par une vive polémique. Des conseillers communaux ont dénoncé le report de la cérémonie, des irrégularités dans l’organisation des travaux ainsi que des pressions qu’ils jugent contraires au bon déroulement du processus. Ces accusations ont alimenté les débats autour de la transparence de l’installation des nouveaux exécutifs dans cette commune.
Au-delà des situations propres à chaque commune, cette journée du 2 juillet consacre le retour des exécutifs communaux élus à la tête des collectivités locales. Les nouveaux maires héritent de responsabilités majeures : améliorer les infrastructures, renforcer les services de base, promouvoir une gouvernance transparente, mobiliser les ressources locales et répondre aux nombreuses attentes des populations.
Si plusieurs communes ont démontré leur capacité à conduire ce processus dans un climat apaisé, les tensions observées dans certaines localités rappellent que la consolidation de la démocratie locale demeure un chantier permanent. Les prochains mois permettront d’apprécier la capacité des nouveaux exécutifs à traduire leurs engagements en réalisations concrètes au bénéfice des citoyens.
Djoumè SACKO pour www.lavoixdupeuple.info


