En 2022, le Gouvernement néerlandais a fait un investissement de 65 990 339 euros, dont 35 millions d’euros de dons, en Guinée pour la construction de cinq ponts (Kakimbo, Démoudoula, Kiroty, Kissosso et Kassonya) pour désenclaver la ville de Conakry et sa périphérie.
Ce projet a été exécuté par Ballast Nedam International Projects, qui est une société néerlandaise de construction et de développement. Artelia Guinée, une entreprise française via sa filiale en Guinée, et Guide SA, une entreprise guinéenne, ont assuré la mission de contrôle. Et la Direction nationale des voies urbaines a été le maître d’ouvrage délégué. La réalisation de ce projet a pris quatre ans, de juin 2022 à mars 2026.
Par ailleurs, après cet investissement conséquent pour désenclaver la ville de Conakry et sa périphérie, hier, lundi 11 août 2026, après la pluie diluvienne, une importante quantité d’eau s’était stagnée sur la chaussée du pont de Kiroty.
Faisant ce constat et sachant que la quantité de pluie tombée à Conakry cette année 2026 est déficitaire par rapport à l’année 2025, certaines inquiétudes se posent : est-ce que les travaux ont été faits conformément aux plans, normes et spécificités préétablis dans le projet ? En cas de forte pluie, comparativement à l’année dernière, la chaussée de ce pont pourra-t-elle supporter la quantité d’eau sans causer préjudice ? Est-ce que ce ne serait pas mieux de contrôler les quatre autres ponts conformément aux plans, normes et spécificités préétablis dans le projet de construction ?
Personnellement, l’exécution des travaux ne datant que de quelques mois et faisant ce constat de stagnation d’eau sur la chaussée du pont de Kiroty, je suis perplexe quant à la qualité des travaux conformément aux plans, normes et spécificités préétablis dans le projet. C’est pourquoi je voudrais interpeller l’Administration et Contrôle des Grands Projets (ACGP), créée en 1994 et placée sous l’autorité directe du Président de la République, de vérifier si les travaux ont été exécutés conformément aux normes et spécificités du projet.
En parallèle, si l’ACGP n’intervient pas et ne communique pas, je voudrais interpeller la CRIEF afin de mener des enquêtes sur l’utilisation des fonds conformément aux plans, normes et spécificités préétablis dans le projet.
Au bout du compte, les cadres doivent cesser de marchander les projets, sinon nous allons beau investir, mais les besoins vont toujours demeurer.
Dantouman Souleymane TRAORE (DOCTRINAIRE)
Analyste socio-politique


