Le Ministère de l’Economie, des Finances et du Budget à travers la Direction Générale du Patrimoine de l’État et des Investissements Privés (DGPEIP), a organisé ce jeudi 10 septembre, la 2ème revue annuelle 2026 des Etablissements Publics Administratifs (EPA) et des Etablissements Publics de Santé (EPS), avec pour thème : « Les Établissements Publics Administratifs face aux exigences de performance publique : quelle gouvernance pour accompagner la vision Simandou 2040 ».
L’ouverture des travaux a été présidée par le premier ministre, chef du gouvernement, M. Amadou Oury Bah, en présence des membres du gouvernement, les secrétaires généraux des différents départements ministériels ainsi que les Directeurs généraux des EPA et EPS
Dans son intervention, la Directrice générale du patrimoine de l’État et des investissements publics, Mme Djénabou Diallo, a rappelé que le précédent exercice de revue des établissements publics administratifs remonte à 2017, neuf (09) ans plus tard, il était devenu indispensable de reprendre cet exercice non pas simplement pour actualiser des chiffres mais pour reconstituer une connaissance et consolider le portefeuille et disposer d’une nouvelle situation de référence.
« Ce travail a d’abord nécessité la fiabilisation du périmètre même du portefeuille pour disposer une photographie institutionnelle actualisée. Nous avons approché les établissements identifiés au titre des exercices examinés au compte du cadre organique en vigueur en 2026. Ce travail permet aujourd’hui de retenir un périmètre de 151 établissements publics », a-t-elle indiqué.
La Directrice générale du patrimoine de l’État et des investissements publics a fait savoir que sur les 151 établissements recensés, 09 EPA et EPS ont été analysés soit prêt de 79% du portefeuille. Derrière ces chiffres, ajoute-t-elle, il y a surtout un travail considérable, celui de collecter, fiabiliser les informations, examiner les documents disponibles, conduire des missions de terrain, échanger avec les établissements et leurs tutelles, confronter et consolider les données.
Dans la même logique, Mme Djénabou Diallo dira que cette revue va permettre désormais de disposer une photographie plus structurée du portefeuille de la gouvernance, le fonctionnement des organes, la situation financière, les ressources humaines, la qualité du reporting et principaux facteurs de risque.
De son côté, la ministre de l’économie, des finances et du budget, Mme Mariama Ciré Sylla, a indiqué que la reprise de cette revue constitue un signal fort pour replacer la gouvernance, la redevabilité et la performance au cœur du suivi de nos établissements publics. La revue a permis d’analyser 119 établissements publics employant plus de 13 milles agents sur exercice budgétaire. « C’est un travail considérable de reconstruction d’une connaissance consolidée du portefeuille et une nouvelle situation de référence à partir de laquelle, on peut désormais piloter l’action publique.
« La question qui doit désormais guider l’action publique est celle de leurs (EPA et EPS) capacités à transformer ces moyens en résultats concrets et en services de qualités pour les concitoyens », a souligné Mariama Ciré Sylla.
Président l’ouverture des travaux, le premier ministre, chef du gouvernement, Amadou Oury Bah, a indiqué qu’il s’avère que le transfert du budget sur les 6 milles milliards de GNF, une moitié c’est pour le secteur énergétique et l’autre moitié pour les EPA et EPS. Dans ce contexte, il est indispensable pour une gouvernance sérieuse et crédible que l’État puisse faire de manière régulièrela revue de l’utilisation de Ces ressources publiques.
« Dans ce cadre, en termes d’objectifs, nous devons faire entrer pleinement les EPA dans la logique du budget programme et de la performance. Car dit-il, c’est un exercice qui est valable pour l’ensemble des Ministères sectoriels dès le 1er janvier 2027. Que le budget programme soit une réalité et non plus un vide », a déclaré Amadou Oury Bah
AGP



