En Guinée, les accidents de la route représentent un enjeu majeur de santé et de sécurité publiques. Selon le bilan officiel dressé par l’Agence Guinéenne de la Sécurité Routière (AGUISER), le pays a enregistré de 2015 à 2025, 30 993 cas d’accidents de la circulation avec 8 233 décès et 22 000 blessés graves. Face à cette situation, les autorités ont renforcé les sanctions et instauré de nouvelles mesures, telles que l’interdiction de la circulation nocturne pour les gros porteurs. Du côté des spécialistes en sécurité routière, la formation reste la meilleure option pour limiter le taux d’accidents de la circulation.
Les principales causes des accidents de la circulation identifiées par les autorités sont l’excès de vitesse, le non-respect du code de la route, la surcharge des véhicules et l’imprudence des conducteurs. Selon le coordinateur national de l’ONG Nouvelle Vision et spécialiste des transports terrestres, Saidou Sory SOUMAH les responsabilités sont partagées entre autorités et usagers de la route.
Il s’est exprimé en ces termes à la radio parlementaire de l’Assemblée nationale, dans l’émission Initiative citoyenne : « On ne va pas brûler les étapes. La première des choses avant de sensibiliser, il faut former. Il faut d’abord la formation parce que sur papier on a toutes les réglementations. Mais la non-connaissance des réglementations par les usagers de la route font que ces papiers, ces écrits ne servent absolument à rien du tout. Parce que et la police, et la gendarmerie, et les chauffeurs, et les piétons, et les cyclistes, tout ce qui rentre dans le secteur du transport terrestre ne maîtrise pas les réglementations » a-t-il déploré.
Face à la recrudescence des accidents de la circulation en Guinée, le ministère des Transports a organisé le jeudi dernier une réunion de concertation. Une rencontre à laquelle on prit part des représentants de plusieurs départements ministériels, du secteur privé, et des organisations de transporteurs. Elle avait pour objectif, d’examiner les causes de ces accidents et d’identifier des pistes de solution pour améliorer la sécurité routière. Pour Saidou Sory SOUMAH, spécialiste des transports terrestres, la formation reste la meilleure option pour limiter les accidents de la circulation. « Il faut d’abord prioriser la formation.
Après la formation, peut-être au moment où on fait la formation, on va dans l’aménagement des infrastructures routières, c’est-à-dire tout ce qui rentre dans le terrestre, tout ce qui est panneaux, tout ce qui est routes, on fait de bonnes routes, ça va avec. Et puis, on n’ira aux sanctions, on fera de la sensibilisation. Vous voyez, il y a le slogan sur la sécurité routière où on dit, la sécurité routière est une affaire de tous. Don, on est tous concernés, de piétons jusqu’aux gros porteurs, c’est-à-dire les camionneurs et tout » a-t-il rappelé.
Le respect du code de la route reste le meilleur moyen pour assurer la sécurité de tous les usagers de la route. Cela inclut la prudence et la maîtrise des véhicules.
Oumar M’Böh pour www.lavoixdupeuple.info



