Le grand marché de N’zérékoré, véritable poumon économique de la région forestière, porte encore les stigmates de l’incendie d’une ampleur exceptionnelle qui l’a ravagé le 19 juin dernier. Le bilan officiel fait apparaître des destructions massives : des milliers d’infrastructures commerciales ont disparu et près de 3 000 commerçants ont été directement touchés.
Le drame a laissé derrière lui un paysage de désolation. Selon les chiffres officiels, 4 342 infrastructures commerciales ont été anéanties. Les pertes concernent 3 261 conteneurs, 825 tables, 183 boutiques, 46 magasins et 27 kiosques, réduits en cendres par les flammes.
L’évaluation des dégâts met en évidence l’ampleur du sinistre. Au total, 79,64 % des infrastructures ont été entièrement détruites, tandis que 13,56 % ont subi des dommages partiels.
Au-delà des pertes matérielles, le bilan humain illustre l’impact direct de cette catastrophe sur le tissu commercial local. Pas moins de 2 916 commerçants ont été recensés parmi les sinistrés. Les femmes constituent la majorité des personnes touchées, représentant 57,28 % des victimes, contre 42,72 % d’hommes exerçant dans le secteur.
Ces données traduisent la violence de l’incendie qui a frappé le principal centre d’activités commerciales de la région forestière. Les chiffres officiels dressent le portrait d’une catastrophe dont les conséquences se mesurent autant par l’ampleur des destructions que par le nombre de commerçants directement affectés.
À travers ce bilan, l’étendue des dégâts apparaît avec précision : le grand marché de N’zérékoré, cœur des échanges économiques de la région, a subi des pertes considérables, tant sur le plan des infrastructures que des acteurs qui y exerçaient leurs activités.
Djoumè SACKO, lvp


