Des cadres de l’Agence Nationale de Lutte contre la Corruption et de Promotion de la Bonne Gouvernance (ANLC-PBG), étaient conviés à un séminaire de renforcement de capacités de haut niveau. Cette formation qui s’est déroulée du 29 juin au 3 juillet 2026, avait pour thème principal la lutte contre la corruption et le financement du terrorisme. C’est une initiative des responsables de cette institution qui a pour missions la prévention, la détection et la répression de la corruption, ainsi que la sensibilisation et la formation des acteurs publics et privés en collaboration avec Expertise France.

Selon le Secrétaire Exécutif de l’ANLC-PBG, Dr Mohamed Bérété le renforcement des capacités de cette institution constitue sa priorité, d’où la tenue de cette séance de formation d’intenses travaux sur les mécanismes de financement du terrorisme et la lutte contre la corruption. « Parce que le mal qu’engendre la corruption annule tous les efforts de développement, empêche le gouvernement d’exécuter efficacement ses politiques de développement au nom de la population dont il a la charge d’assurer le bien-être, et si nous réussissons à endiguer ou en tout cas à amenuiser au maximum ce fléau, la population sera absolument bénéficiaire, parce que sa qualité de vie va être améliorée du fait des ressources qui vont être générées suite à l’endiguement de ce fléau. Nous sommes absolument déterminés et engagés à aller dans la bataille contre ces fléaux que sont le terrorisme et la corruption, naturellement l’un alimentant l’autre, par l’électricité du blanchiment, il faut maîtriser tous les contours, toutes les sinuosités de ces fléaux-là pour absolument engager une lutte en vue de leur éradication » a-t-il rassuré.

C’est l’expert, Hassani HAMEDANE d’Expertise France qui a facilité cette formation à l’endroit des cadres de l’ANLC-PBG, il dit être convaincu que les participants sont maintenant suffisamment outillés pour lutter contre ces fléaux. Car, il leur a donné les informations liées aux menaces. « Nous sommes dans la phase de prévention, on est dans l’analyse et la connaissance préalable de ces phénomènes qu’on pourra intervenir. Il s’agissait aussi d’insister sur ces menaces. À partir du moment où on agit sur la première phase qui est la phase d’infiltration, c’est-à-dire connaissance géographique du terrain. Si on agit là, on évite la phase d’implantation, c’est-à-dire contrôle géographique, contrôle des populations et contrôle des flux financiers et de l’action. Agir sur la première phase, c’est éviter les deux autres phases dans lesquelles sont malheureusement empêtrés l’ensemble de nos pays frères de la sous-région » a-t-il souligné.

La directrice de la Prévention de la Corruption, Mme Néné Houdia Baldé est quant à elle revenue sur les enseignements reçus avec le facilitateur. « Il nous a fait une cartographie de l’ensemble des groupes terroristes, leur mode de financement, mais aussi leur mode d’opération et également leurs possibles complices pour qu’ils puissent vraiment arriver à commettre des actes terroristes. Donc, à partir de là, ça nous a permis d’appréhender toutes les possibilités de prévention, parce qu’il vaut mieux prévenir que guérir. D’ailleurs, les valeurs de l’agence, c’est la prévention, la détection et la répression.
On a été outillé vraiment conformément à ces trois valeurs pour qu’on puisse être des cadres compétents, des cadres avertis et des cadres intègres ».
La clôture de cette formation a été présidée par le conseiller principal du Secrétariat Général à la Présidence de la République, Oumar Diop. Après avoir salué et apprécié l’initiative, monsieur Diop a invité les responsables de l’ANLC-PBG à une synergie d’actions avec les autres organismes pour lutter au mieux contre ces fléaux et pour lutter au mieux contre tout ce qui est pratique illicite, mais tout ce qui est en lien avec la corruption et la promotion de la bonne gouvernance. « il faudrait vraiment une synergie d’actions; il faudrait que vous puissiez trouver les ressources nécessaires pour mutualiser toutes les actions que vous faites avec les autres structures de l’Etat dédiés à la luttre contre la corruption. Donc, je vous invite à beaucoup plus de collaboration avec ces services de l’Etat » a t il conseillé.
Oumar M’Böh



