Le Président de la République, Mamadi Doumbouya, a décidé de mettre fin à l’exportation de l’or brut à l’issue d’une période transitoire de 90 jours. Annoncée par décret lu le vendredi 3 juillet 2026 à la télévision publique RTG, cette mesure s’accompagne de sanctions administratives et pénales destinées à renforcer l’encadrement du secteur aurifère.
Le secteur de l’or entre dans une nouvelle phase réglementaire en Guinée. Par un décret rendu public le vendredi 3 juillet 2026 sur les antennes de la RTG, le Président de la République, Mamadi Doumbouya, a décrété l’interdiction de l’exportation de l’or brut après une période transitoire de trois mois.
Selon le texte, cette interdiction prendra effet à l’expiration d’un délai de 90 jours à compter de la publication officielle du décret. Passé ce délai, toute exportation d’or brut sera prohibée.
Le décret prévoit également un dispositif de sanctions à l’encontre des contrevenants. Sur le plan administratif, les autorités pourront suspendre ou retirer les autorisations d’exportation. Elles pourront aussi procéder à l’immobilisation, à la consignation et à la saisie des quantités d’or concernées, conformément aux dispositions du Code minier, du Code des douanes et des autres textes en vigueur.
Le volet pénal du décret précise, pour sa part, que toute exportation frauduleuse d’or brut réalisée en violation de cette nouvelle réglementation constitue une infraction douanière et minière. Les auteurs de tels actes s’exposent à des poursuites ainsi qu’aux sanctions prévues par la législation guinéenne.
À travers cette réforme, les autorités guinéennes affichent leur volonté de renforcer la gouvernance du secteur minier et de mieux encadrer la commercialisation des ressources aurifères du pays.
Djoumè Sacko


