Alors que le gouvernement a inscrit une enveloppe de 3 000 milliards de francs guinéens dans le budget 2026 pour soutenir le secteur de l’électricité, les décaissements effectifs demeurent encore modestes à mi-parcours de l’exercice. Selon les données de la Direction générale du Budget, seulement 529,66 milliards GNF ont été effectivement payés au cours du premier semestre, soit 17,66 % de l’enveloppe annuelle prévue.
Cette subvention est destinée à Électricité de Guinée (EDG) ainsi qu’à ses fournisseurs et prestataires. Elle vise notamment à améliorer la desserte en énergie électrique à travers le pays tout en contribuant à réduire le coût de l’électricité pour les consommateurs.
Les chiffres officiels indiquent qu’au terme des six premiers mois de l’année, un montant de 1 381,82 milliards GNF, représentant 46,06 % de l’enveloppe totale, avait été ordonnancé. Toutefois, seuls 529,66 milliards GNF ont effectivement été décaissés, correspondant à 38,33 % des crédits ordonnancés.
Ces données mettent en évidence un écart significatif entre les engagements budgétaires et les paiements réellement exécutés. Plus de 852 milliards GNF ordonnancés restaient ainsi en attente de règlement à la fin du premier semestre.
Le soutien financier de l’État au secteur de l’électricité constitue pourtant un élément central de la politique énergétique nationale. Les subventions accordées à EDG permettent notamment de couvrir une partie des coûts de production, de transport et de distribution de l’électricité, tout en garantissant le paiement des fournisseurs de carburant, des producteurs indépendants ainsi que de divers prestataires techniques.
Dans un contexte où la demande en énergie continue d’augmenter, la capacité de l’État à mobiliser et à exécuter ces ressources financières apparaît comme un enjeu majeur pour la continuité du service public de l’électricité et pour l’amélioration durable de l’accès des populations à l’énergie.



