CONAKRY, 23 août 2026. Il est un peu plus de 2 heures du matin quand les pluies torrentielles emportent une partie de la décharge de Dar-es-Salam. Sous la masse de déchets, des habitations de la commune de Gbéssia s’effondrent. Bilan provisoire à 16 heures : 30 morts, 6 blessés graves, 16 blessés légers. Le Gouvernement annonce une mobilisation totale des services de l’État.
Dans un communiqué diffusé ce dimanche, l’Exécutif guinéen informe l’opinion nationale et internationale du drame survenu dans la nuit du samedi 22 au dimanche 23 août. La cause identifiée : les fortes précipitations qui se sont abattues sur la capitale.
L’effondrement a enseveli plusieurs maisons riveraines de la décharge. Les équipes de secours ont été dépêchées dès l’aube. Mission : localiser d’éventuelles victimes encore ensevelies, évacuer les blessés et procéder au dégagement des corps.
La chaîne de commandement est activée. Sous la coordination des services compétents de l’État, interviennent la Croix-Rouge, les Forces de Défense et de Sécurité, des équipes médicales, les autorités administratives et locales, ainsi que les habitants du quartier.
Sur place, le Premier Ministre Amadou Oury Bah. Il est venu constater les dégâts et piloter la réponse publique. Portant la voix du Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, et du Gouvernement, il a exprimé la compassion de l’État aux familles touchées.
Le volet sanitaire est prioritaire. Le Gouvernement assure que toutes les dispositions sont prises pour la prise en charge des blessés, notamment au CHU de Donka, et pour l’assistance aux personnes affectées.
Dans le même texte, l’Exécutif présente ses condoléances aux familles des victimes, souhaite un prompt rétablissement aux blessés et rend hommage à l’ensemble des acteurs mobilisés.
Enfin, un appel est lancé : calme, solidarité et respect strict des consignes des secouristes et des autorités. Les opérations de recherche et d’assistance, précise le communiqué, se poursuivent.
À Gbéssia, la nuit a laissé place à une course contre la montre. Entre déblaiement, soins et accompagnement des sinistrés, l’État dit rester en première ligne tant que la situation l’exige.
Djoumè Sacko pour www.lavoixdupeuple.info


