La Cour Suprême de la République de Guinée a rendu, ce jeudi 23 avril 2026, son verdict final dans le cadre du contentieux électoral lié aux candidatures pour les élections législatives prévues le 31 mai prochain. Une décision attendue, qui vient clore une phase sensible du processus.
Selon le Président de l’institution, Fodé Bangoura, plusieurs candidats avaient saisi la Cour après la publication des résultats provisoires des candidatures par la Direction générale des élections. Mais après examen, la juridiction a jugé ces recours irrecevables pour forclusion, estimant qu’ils avaient été introduits en dehors des délais fixés par la loi.
Dans cette situation, les demandes formulées par Issaéb Kpogomou, Ismaël Baldé, Alsény Bangoura, Mamadou Oury Diallo, Baila Ly, Yacine Gallo et Kerfalla Sano n’ont pas été retenues. Pour tous, la procédure s’arrête à ce niveau.
La Cour s’est également penchée sur plusieurs litiges internes entre acteurs du processus électoral. À Ratoma, la demande visant à retirer la candidature du parti La Force des Intègres pour la Démocratie et la Liberté de la liste électorale a été rejetée. À Beyla, la requête introduite par Samouka Bérété pour contester certaines candidatures a été déclarée irrecevable dans les mêmes conditions.
Dans le même élan, la demande du Bloc Libéral, qui souhaitait remplacer Moïse Haba par Marie Louise Kamano, n’a pas non plus abouti, la Cour ayant opposé un refus.
En parallèle, la validation des listes du parti Génération pour la Modernité et le Développement marque une nouvelle étape dans l’évolution du processus électoral.
À travers cette décision, la Cour Suprême rappelle avec fermeté que le respect des délais reste une exigence incontournable. Dans un processus électoral, chaque étape a un poids politique, et le temps, parfois, décide à lui seul de l’issue.
Oumar M’Böh










