À l’approche de l’examen des prochaines lois de finances, l’Assemblée nationale de Guinée organise une session de formation de trois jours consacrée au processus budgétaire et au budget-programme. Lancée ce mercredi à Conakry par le Président de l’institution parlementaire, l’Honorable Dr Dansa Kourouma, cette initiative vise à renforcer les compétences des députés en matière d’analyse, d’examen et de contrôle du budget de l’État.
Organisée à l’initiative du Bureau de l’Assemblée nationale, en partenariat avec le ministère de l’Économie, des Finances et du Budget, cette formation s’inscrit dans la dynamique de renforcement des capacités des parlementaires de la 10ᵉ législature.
Elle intervient dans un contexte particulier, marqué par la préparation de l’examen de la loi de finances rectificative pour l’exercice 2026 et de la loi de finances initiale pour l’exercice 2027.
Pendant trois jours, les honorables députés bénéficieront de communications techniques, d’échanges et de partages d’expériences avec des experts du ministère, afin de mieux maîtriser les différentes étapes du cycle budgétaire et les mécanismes du budget-programme.
Présidant la cérémonie d’ouverture, l’Honorable Dr Dansa Kourouma a rappelé l’importance de cette formation pour l’exercice efficace des missions constitutionnelles de l’Assemblée nationale.
Dans son intervention, le Président de l’institution parlementaire a souligné que la maîtrise des mécanismes budgétaires constitue une nécessité pour les députés, appelés à examiner les projets de loi de finances, à apprécier les choix d’allocation des ressources publiques et à contrôler l’action gouvernementale.
Il a ainsi invité ses collègues à tirer pleinement profit des enseignements dispensés afin de renforcer leurs capacités d’analyse des documents budgétaires et d’améliorer la qualité de leurs interventions lors des travaux parlementaires.
Au-delà des aspects techniques, le Président de l’Assemblée nationale a également insisté sur la nécessité de veiller à une répartition équitable des ressources publiques entre les différentes collectivités du pays.
Selon lui, une meilleure prise en compte des besoins des territoires dans les choix budgétaires permettrait de favoriser un développement plus équilibré et de faire bénéficier davantage de populations des retombées des investissements publics.
Il a également mis l’accent sur l’importance de la transparence et de la rigueur dans la gestion des finances publiques, notamment pour contribuer à la prévention des risques de corruption.
Cette formation constitue par ailleurs un cadre de collaboration technique entre les pouvoirs législatif et exécutif. Les experts du ministère de l’Économie, des Finances et du Budget mettent à la disposition des parlementaires les outils et connaissances nécessaires à une meilleure compréhension des procédures budgétaires.
Du côté des députés bénéficiaires, l’initiative est accueillie favorablement. Les participants ont salué cette démarche du Bureau de l’Assemblée nationale, qu’ils considèrent comme une opportunité de consolider leurs compétences et de mieux se préparer aux prochaines échéances budgétaires.
Ils espèrent notamment que les connaissances acquises leur permettront d’examiner les projets de loi de finances avec davantage de rigueur, de pertinence et de responsabilité, tout en renforçant leur capacité à assurer le suivi de l’utilisation des ressources publiques.
À l’issue de ces trois journées de formation, l’enjeu sera de traduire les acquis théoriques en pratiques parlementaires concrètes, afin de garantir un examen éclairé des textes budgétaires et un contrôle plus efficace de l’exécution du budget de l’État.
À travers cette initiative, l’Assemblée nationale entend ainsi consolider les capacités techniques des députés de la 10ᵉ législature et renforcer la qualité du travail parlementaire au service de la transparence, de la bonne gouvernance et du développement national.
Mamadou Kaly Sow et Sékou Sanoh.



