Un incident a eu lieu à la frontière entre la Guinée et la Sierra Leone, entraînant des réactions des deux gouvernements.

Le gouvernement sierra-léonais accuse des éléments des Forces armées guinéennes d’avoir franchi la frontière le 23 février 2026 dans la localité de Kalieyereh (district de Falaba) et d’avoir interpellé plusieurs membres des forces de défense et de sécurité sierra-léonaises. Selon Freetown, ces soldats étaient déployés sur le site pour fabriquer des briques destinées à la construction d’un poste frontalier, sur un territoire que la Sierra Leone considère comme relevant de sa souveraineté. Les autorités sierra-léonaises affirment que les militaires guinéens ont arrêté plusieurs agents, dont un officier, avant de les transférer côté guinéen avec leurs armes et munitions. Freetown a engagé des démarches diplomatiques pour localiser les personnes interpellées et obtenir leur « libération sûre et inconditionnelle ».
De son côté, l’État-major Général des Armées guinéennes annonce que des troupes ont été déployées dans le district de Koudaya (sous-préfecture de Sandénia, préfecture de Faranah) pour renforcer la vigilance et la protection de l’intégrité territoriale. Selon le communiqué, les Forces Armées Guinéennes ont intercepté 16 militaires sierra-léonais qui avaient pénétré sans autorisation sur le territoire guinéen. Les militaires interpellés et leurs équipements ont été mis à la disposition de la police judiciaire pour enquête.
Les deux pays n’ont pas encore réagi officiellement aux accusations mutuelles.










