Sur la route de Bamako, à Tabakoro, le pire a frôlé des dizaines de familles. En quelques secondes, un contrôle routier ordinaire s’est transformé en scène de chaos. Un camion chargé de sable a surgi et a violemment percuté un véhicule de transport rempli de passagers, immobilisé au niveau d’un barrage.
Le bilan fait froid dans le dos. Quinze victimes. Mais contre toute attente, aucune perte en vie humaine. Un soulagement immense, presque irréel, au regard de la violence du choc.
Alertée en urgence, une équipe médicale a été dépêchée sur les lieux après un appel reçu dans l’après-midi. À leur arrivée, le spectacle est saisissant. Des corps choqués, des regards perdus, mais surtout des survivants. Parmi eux, deux enfants, à peine âgés de 4 ans et de 1 an 7 mois.
Le Médecin lieutenant Dr Aboulaye Bachir Condé, qui a coordonné la prise en charge, ne cache pas son émotion. Pour lui, personne ne s’attendait à retrouver des victimes vivantes après un tel impact. Et pourtant, toutes sont aujourd’hui hors de danger.
Derrière ce soulagement, une réalité dérangeante refait surface. Ce n’est pas la première fois qu’un tel accident se produit à cet endroit. Des collisions similaires ont déjà été enregistrées, parfois avec des conséquences dramatiques.
Face à cela, le médecin lance un appel . Il faut repenser l’organisation des barrages. Anticiper, réguler, éviter l’entassement des véhicules. Prévenir, plutôt que subir encore.
À Tabakoro, cette fois, la vie a tenu bon. Mais jusqu’à quand faudra-t-il compter sur la chance pour éviter le pire.
Djoumè Sacko | www.lavoixdupeuple.info








