Selon des informations locales, Oumou Hawa Diallo, 30 ans, mère de quatre enfants, est poursuivie pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de sa coépouse Adama Diallo. Le drame est survenu le 21 octobre 2024 à Tombogo.
À la barre du Tribunal de première instance de Siguiri, l’accusée a reconnu avoir porté le coup de couteau fatal, mais a contesté toute intention homicide. Elle a expliqué que les tensions entre les deux femmes avaient débuté après un incident impliquant leurs enfants, et que les relations étaient devenues de plus en plus difficiles, notamment après l’arrivée de la coépouse dans le foyer.
Selon Oumou Hawa Diallo, le jour du drame, une nouvelle dispute a éclaté avec sa coépouse, qui l’aurait insultée et menacée. « Elle m’a mal parlé et m’a encore insultée. Je n’ai pas pu me retenir. J’ai pris le couteau et je l’ai percée. Je reconnais l’avoir blessée, mais je ne voulais pas la tuer », a-t-elle déclaré.
Le mari de l’accusée, Amadou Diallo, a confirmé les tensions persistantes entre les deux femmes dans une déclaration écrite lue à l’audience. Il a exprimé son désarroi face à la situation familiale : « J’ai perdu une femme et l’autre est en détention aujourd’hui ».
Le procureur a requis cinq ans de réclusion criminelle, estimant qu’il s’agit d’un drame familial consécutif à un conflit entre coépouses. La défense a plaidé la clémence, mettant en avant les regrets de l’accusée, son statut de mère de famille et le temps déjà passé en détention provisoire. Le tribunal a renvoyé l’affaire au 3 mars 2026 pour le délibéré.
Djoumè SACKO pour www.lavoixdupeuple.info









