Les greffiers et secrétaires de greffe de Guinée ont récemment pris la décision de déposer un préavis de grève, conformément aux dispositions légales et constitutionnelles en vigueur, afin de défendre leurs droits et revendiquer de meilleures conditions de travail. Cette initiative a été officiellement adressée au Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, soulignant leur engagement à agir dans le cadre légal et réglementaire.
Selon le document officiel, cette décision fait suite à de nombreuses démarches entreprises auprès du département de la Justice, qui sont restées, à ce jour, insatisfaisantes malgré l’urgence et la légitimité des revendications exprimées. Les principales demandes des greffiers concernent notamment :
– La signature du projet de statut des greffiers et des secrétaires de greffe, modifiant le décret D/2016/240/PRG/SGG en date du 3 août 2016, portant statut des greffiers en chef, des greffiers et des secrétaires de greffe.
– La mise à disposition des robes professionnelles aux greffiers.
– La mise en place d’une formation continue pour les greffiers et secrétaires de greffe.
– Le paiement des arriérés d’un an de salaire pour 100 greffiers, dont 50 de la quatrième promotion et 50 de la cinquième promotion.
– La dotation en moyens logistiques adaptés.
Le préavis de grève, qui prendra effet à compter du lundi 26 janvier 2026 sur l’ensemble du territoire national, vise à exercer un droit légal et légitime sans perturber l’ordre public. Les greffiers assurent le maintien des services minimums prévus par la loi, témoignant de leur volonté de concilier revendication professionnelle et continuité du service public.
Les greffiers de Guinée réaffirment également leur attachement au dialogue social, restant ouverts à toute rencontre ou concertation susceptible de permettre une résolution pacifique et rapide de la crise, dans l’intérêt du service public de la justice et des justiciables guinéens.
Dans leur lettre, ils invitent le ministère à répondre dans les délais légaux afin d’éviter toute interruption prolongée du travail et confirment leur engagement à agir avec responsabilité et professionnalisme.
Djoumè SACKO









