Politique : Le vice président de la CENI demande l’annulation de la présidentielle (rapport)

Le vice président de la Commission Electorale nationale indépendante (CENI), El Hadj Mamadou Bano Sow a dans une déclaration de 22 pages rendue publique ce dimanche 25 octobre 2020, dénoncé ‘’une fraude massive’’ lors de la présidentielle du 18 octobre dernier notamment au niveau de la centralisation des votes. Il ne s’est pas limité à cette dénonciation, le commissaire issu du parti de l’UFDG souhaite ‘’l’annulation’’ dudit scrutin ou la reprise du vote dans certaines circonscriptions ‘’où il y a un sérieux doute émis sur la sincérité des résultats”.

Le vice président n’est pas le seul signataire de cette déclaration, avec ses collègues, ils ont évoqué certains motifs liés selon eux à la « mauvaise foi dans l’interprétation des textes de loi, notamment la loi 044 et la loi portant Code électoral révisé ».

Ils dénoncent aussi : « l’implication de l’Administration dans tout le processus, au point d’en être, en réalité, le principal organisateur des élections en Guinée, en lieu et place de la CENI, et le manque de recours contre les mauvaises décisions de la CENI. De nombreuses failles ont été notées dans l’organisation du scrutin du 18 octobre » regrette-t-ils.

Le vice-président de la CENI juge également que “l’organisation de l’élection présidentielle du 18 octobre a connu plusieurs failles. Les plus flagrantes ont été le fait que le chronogramme ait volontairement annulé l’affichage des listes électorales”, a-t-il rappelé

À cela s’ajoute “le refus obstiné de l’élaboration des procédures de remontée et de traitement des résultats de l’élection depuis le bureau de vote. Le refus de réceptionner des Pv de bureaux de vote dans des commissions de réception et de transmission des procès-verbaux préfectorales ou communales, privant plusieurs électeurs de leur droit de vote et des candidats des suffrages de leurs électeurs”.

Enfin, El Hadj Mamadou Bano Sow fustige la “présence d’écart entre les suffrages exprimés et la somme des suffrages obtenus par les différents candidats, et le déversement de cet écart sur le nombre total de bulletins nuls sans aucune base juridique”. 

Oumar M’Böh

 

 

 

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