Le vendredi 3 avril 2026, la ville de Kankan a été secouée par le décès du grand imam El Hadj Karamo Bangaly Kaba, figure religieuse majeure de la région, des suites d’une longue maladie. Sa disparition a plongé fidèles et notables dans une profonde émotion.
Dès l’annonce de sa mort, plusieurs hommages ont été rendus par des personnalités religieuses, des responsables politiques et des institutions guinéennes. Le président de la Haute Autorité de la Communication, Boubacar Yacine Diallo, a salué l’engagement du défunt pour la cohésion sociale et son rôle dans l’éducation religieuse des jeunes de Kankan.
Le dimanche 5 avril 2026, la dépouille d’El Hadj Karamo Bangaly Kaba a été conduite à la grande mosquée de Kankan. Les prières funéraires ont été récitées dans le respect strict des rites islamiques, avant que l’inhumation n’ait lieu au Mausolée de Mbemba Koro, lieu emblématique de sépulture des grandes figures religieuses de la ville.
La cérémonie a rassemblé une importante délégation nationale et locale. Étaient présents :
– Le Premier ministre, représentant l’État guinéen,
– Le ministre Mory Condé, ministre de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale,
– Plusieurs cadres et délégations venues de tout le pays,
– Des représentants de la Coordination H. Pular,
– Des hommes politiques, dont Lonceny Fall (Union Nationale des Patriotes de Guinée, UNPG) et Dr Ousmane Kaba (Leader du PADES),
– De nombreux notables et responsables religieux.
La mobilisation de toutes ces personnalités illustre l’importance de la figure du grand imam dans la vie religieuse et sociale de Kankan. L’événement a été marqué par un climat de recueillement et d’émotion, rassemblant fidèles, autorités et citoyens dans un dernier hommage solennel.
L’enterrement du grand imam Karamo Bangaly Kaba met fin à une carrière spirituelle de plusieurs décennies, marquée par son rôle central dans la vie religieuse de la ville et son engagement pour la paix et la cohésion sociale. Son souvenir reste profondément ancré dans la mémoire collective de Kankan et de la Guinée.
Djoumè Sacko






