Adoptée le 7 février 2024, la Loi d’Orientation Agricole (LOA) constitue une avancée majeure pour le développement agricole en République de Guinée.
Cependant, sans ses textes d’application, sa mise en œuvre reste limitée, affectant directement les producteurs tout au long de la chaîne de valeur, de l’accès à la terre jusqu’à la commercialisation.
Dans ce contexte, l’ONG ACORD-Guinée, en partenariat avec la CNOP-G à travers le CODEC, a organisé le 27 mars 2026 à Conakry un atelier national de plaidoyer, dans le cadre du projet « Appui à la Réforme Foncière Agricole : Inclusion, Dialogue et Plaidoyer ».

Cet atelier a permis de partager plus de 60 recommandations issues des consultations régionales en vue d’accélérer l’opérationnalisation de la LOA.
Au cours de cette rencontre qui a reuni différents acteurs, un fait marquant a été constaté il s’agit de la remise officielle de la note technique de plaidoyer au Bureau Stratégique et de Développement (BSD) du Ministère de l’Agriculture, traduisant l’engagement des organisations paysannes et de la société civile.
Les travaux ont également abouti à un plan d’action concerté pour les prochaines étapes, en vue d’une adoption rapide et inclusive des textes d’application.
La mise en œuvre effective de la LOA passe désormais par des actions concrètes et coordonnées.
En tout cas, la loi d’orientation agricole adoptée en février 2024 est présentée comme une grande avancée pour le monde rural. Car, cette loi a été construite avec la participation des organisations paysannes et de la société civile. Elle vise à améliorer la production agricole, renforcer la sécurité alimentaire et soutenir les producteurs.
Les organisations regroupées au sein du Collectif pour la défense des droits des communautés ont décidé d’agir. Elles rappellent au ministère de l’agriculture l’urgence d’élaborer ces textes. Elles se disent aussi prêtes à accompagner ce travail pour que les réalités des communautés soient prises en compte.
Les acteurs proposent des solutions concrètes. Ils demandent la création d’une agence nationale d’assurance agricole pour protéger les producteurs. Ils souhaitent aussi la mise en place d’un fonds pour indemniser les victimes de catastrophes naturelles. Ils insistent sur la réduction des taux d’intérêt pour faciliter l’accès aux crédits agricoles.
Ils demandent également que les communautés participent à toutes les décisions. Les femmes, les jeunes et les groupes vulnérables doivent être associés à l’élaboration des textes. Pour eux, cette participation est essentielle pour rendre la loi utile et efficace.
La question foncière reste une grande préoccupation. Les organisations souhaitent que l’accès aux terres soit mieux encadré pour protéger les droits des communautés locales. Elles rappellent aussi que certains articles de la loi dépendent de la future réforme foncière agricole.
Sur le plan environnemental, elles demandent la mise en place de mécanismes de prévention des risques et de gestion des calamités naturelles. Elles proposent la création de cadres locaux avec la participation des populations. Elles encouragent aussi l’utilisation des énergies renouvelables dans les communautés.
Enfin, elles insistent sur la nécessité de rendre la loi compréhensible pour tous. Elles recommandent sa vulgarisation dans les langues nationales afin que chaque producteur puisse connaître ses droits.
Pour les organisations, il est urgent d’agir. Sans textes d’application, la loi risque de rester sans effet réel. Avec ces textes, elle peut transformer le secteur agricole et améliorer les conditions de vie des populations rurales.
Oumar M’Böh








