Les travaux d’examen du projet de loi de finances initiale 2026, dans ses volets recettes et dépenses, se sont poursuivis tard dans la nuit du dimanche au lundi au Conseil national de la Transition. À la Commission Santé, Éducation, Affaires sociales et culturelles, le ministère de la Jeunesse et des Sports figurait parmi les départements auditionnés.
Les échanges ont porté sur le bilan des activités menées, les projets en cours ainsi que les perspectives du département. Les deux parties ont réaffirmé leur volonté commune d’harmoniser les efforts en faveur du bien-être et de l’épanouissement de la jeunesse guinéenne.
Lors des discussions, les conseillers nationaux ont insisté sur la nécessité de maintenir un équilibre entre les ambitions de développement et les contraintes budgétaires. Dans son exposé, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Cellou Baldé, a rappelé les missions assignées à son département, notamment la conception, la mise en œuvre et le suivi de la politique gouvernementale en matière de jeunesse et de sport. Il a également dressé le bilan des activités réalisées au cours de l’année écoulée.
Dans un second temps, le ministre a plaidé pour une augmentation des ressources allouées à son département, afin de mieux répondre aux objectifs fixés et aux attentes du secteur.
Par la voix de leur rapporteur, l’Honorable Sékou Doré, les conseillers nationaux ont soulevé plusieurs préoccupations, auxquelles les cadres du ministère ont apporté des réponses jugées globalement satisfaisantes. Toutefois, le président de la commission, le Professeur Hassane Bah, a insisté sur la nécessité de mobiliser davantage de ressources pour répondre aux enjeux structurels, notamment en matière d’infrastructures sportives, évoquant même la possibilité de la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire sur cette question.
Pour l’année 2025, le ministère de la Jeunesse et des Sports affiche un taux d’engagement de 79,3 %, un taux de paiement de 79,3 % et un taux d’investissement de 97,90 %.
Ces échanges s’inscrivent dans la dynamique de renforcement du contrôle parlementaire et de recherche d’une meilleure efficacité dans la gestion des ressources publiques.
Ibrahima Thioye










