Les commissions Constitution, Lois organiques, Administration publique et Organisation judiciaire, ainsi que Réconciliation, Droits humains, Communication et Information, ont reçu, dans l’après-midi de ce dimanche, les représentants du ministère de la Justice et des Droits de l’homme et ceux du ministère de la Modernisation de l’administration publique.
Les échanges ont porté sur la présentation du bilan de l’exercice 2025 et sur la défense des prévisions budgétaires pour l’année 2026.
Pour 2026, le budget du ministère de la Justice et des Droits de l’homme est arrêté à 890 535 654 275 francs guinéens, contre 824 813 207 029 francs guinéens en 2025, soit une augmentation de 65 722 447 246 francs guinéens. Ce niveau de ressources traduit la volonté du département de renforcer le système judiciaire guinéen.
Au cours des discussions, plusieurs préoccupations ont été soulevées par les conseillers nationaux. Le rapporteur de la commission Réconciliation, Droits humains, Communication et Information, l’Honorable Kabinet Camara, a interrogé le département sur l’état d’avancement de l’indemnisation des victimes du massacre du 28 septembre 2009, l’utilisation des fonds d’aide juridictionnelle ainsi que la rénovation de la Maison centrale de Conakry.
De son côté, le rapporteur de la commission Constitution, Lois organiques, Administration publique et Organisation judiciaire, l’Honorable Jean Paul Kotembedouno, a insisté sur la nécessité d’accompagner le ministère dans la construction d’infrastructures judiciaires, de favoriser la formation continue des fonctionnaires et de faciliter leur évolution de carrière. L’Honorable Mamadou Fadja Diallo a, pour sa part, exprimé des préoccupations liées au décalage entre les montants engagés et le niveau d’exécution des projets.
Dans la même dynamique, les conseillers nationaux ont ensuite reçu le ministère de la Modernisation de l’administration publique. Le chef du département a présenté les projets structurants en cours, notamment l’École nationale d’administration publique et le guichet unique des services publics.
Si certaines préoccupations ont trouvé des réponses immédiates, d’autres feront l’objet d’éclaircissements complémentaires par écrit.
Mamadou Kaly Sow










