Depuis le 30 mars 2026, quelque chose de discret mais important se déroule dans les garnisons de Guinée. L’armée guinéenne a commencé à recenser tous ses bâtiments et terrains militaires. Ce n’est pas un simple inventaire administratif. C’est un travail minutieux qui veut donner à chaque infrastructure une place claire, connaître son état et s’assurer que chaque espace est bien utilisé.
Ce recensement ne touche pas aux militaires ni à leurs familles. Personne n’est interrogé sur son logement personnel. Les équipes viennent noter l’état des bâtiments, des casernes, des terrains et des infrastructures. Chaque coin de la garnison compte, chaque bâtiment est observé, photographié et enregistré pour constituer une base de données fiable. L’objectif est simple mais essentiel : mieux gérer le patrimoine de l’armée, protéger ces biens et préparer l’avenir des forces armées.
Le Général de Corps d’Armée Ibrahima Sory BANGOURA explique que le succès de l’opération dépend de la coopération de tous. Il insiste sur la discipline et la responsabilité, rappelant que chaque information collectée servira à moderniser et à sécuriser les infrastructures, au bénéfice de tous les militaires et du pays.
Dans les couloirs et sur les terrains, le recensement transforme les bâtiments en témoins silencieux de l’histoire militaire. On comprend que derrière chaque mur, chaque caserne, il y a une histoire et un rôle dans la protection de la nation. Ce travail minutieux, loin d’être bureaucratique, est une manière de valoriser le patrimoine et de préparer l’armée de demain, plus moderne, transparente et organisée.
Les équipes avancent avec patience et rigueur. Et si certains pourraient penser que ce n’est qu’un inventaire, ceux qui observent de près voient un geste de respect et de gouvernance. Les garnisons se racontent doucement, et l’armée guinéenne montre qu’elle sait prendre soin de ce qui lui appartient, tout en restant fidèle à sa mission principale : protéger le pays.
Djoumè Sacko pour www.lavoixdupeuple.info







