Ce mercredi 11 février 2026, le Ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités a célébré la Journée Internationale de Tolérance Zéro à l’égard des Mutilations Génitales Féminines (MGF) au Chapiteau By Issa, sous le thème « Vers 2030 : pas de fin aux MGF sans engagement et investissements soutenus ». L’événement a réuni les autorités gouvernementales, les partenaires techniques et financiers, le Système des Nations Unies et les acteurs de la société civile.

La journée a débuté par un plaidoyer formatif destiné aux conseillers communaux des treize délégations spéciales de Conakry, aboutissant à l’adoption d’un texte d’engagement intégrant la lutte contre les MGF dans les Plans de Développement Locaux (PDL) et les Plans d’Investissement Annuel (PIA).
Lors d’un panel de discussion, les intervenants ont souligné la nécessité d’un engagement politique constant, d’investissements durables et d’une mobilisation communautaire renforcée. Madame Pauline Patricia Adeline Lamah, Ministre de la Femme, de la Famille et des Solidarités, a insisté sur la tolérance zéro et la responsabilité collective pour éliminer ces pratiques néfastes, rappelant que la lutte doit commencer au sein des familles et des communautés.
Dr Mawa Soumah, porte-parole des conseillers communaux, a réaffirmé l’importance de l’implication des structures locales, de la police et de la gendarmerie de proximité pour garantir la protection des filles et le respect des droits humains. Les participants ont également rappelé les cadres juridiques existants, notamment la Constitution de 2015, le Code pénal de 2016, le Code civil et les différentes politiques nationales de lutte contre les MGF.
La représentante du Système des Nations Unies en Guinée, Madeleine, a salué l’engagement collectif des communes et a encouragé la poursuite des efforts pour protéger la santé, la dignité et l’avenir des filles. La cérémonie a été marquée par la signature d’un engagement solennel des 13 communes de Conakry, renforçant la détermination du pays à éliminer les mutilations génitales féminines à l’horizon 2030.
Djoumè SACKO pour www.lavoixdupeuple.info










