La Chambre Nationale d’Agriculture (CNA) de Guinée a publié un communiqué officiel pour apporter des précisions sur une procédure judiciaire impliquant Afriland First Bank. L’institution souligne que certaines informations récemment relayées dans les médias et sur les réseaux sociaux pourraient induire en erreur l’opinion publique nationale et internationale et nécessitent un éclaircissement.

Selon la CNA, Afriland First Bank a obtenu une décision de justice concernant des faits antérieurs à l’arrivée du Bureau Consulaire National actuellement à la tête de la Chambre. Suite à cette décision, la banque a procédé à la saisie d’un montant de quatorze (14) milliards de francs guinéens sur le compte de la CNA domicilié au Crédit Rural de Guinée. La CNA rappelle toutefois que son statut légal, tel que défini par l’Article 69 du Décret n°02/2022/0585/PRG/CNRD/SGG du 15 décembre 2022, interdit que ses biens et avoirs fassent l’objet de saisies, de réquisitions ou de séquestres.
Dans le strict respect des procédures en vigueur concernant les recettes publiques et afin de protéger les intérêts du monde rural, la CNA a transféré le solde restant de ses avoirs vers la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG). Elle précise que ce transfert a été effectué en conformité avec la réglementation nationale, dans un contexte où aucune décision judiciaire n’interdisait explicitement le solde restant.
Par ailleurs, Afriland First Bank a engagé une procédure de citation directe contre la CNA pour des faits qualifiés d’« infraction d’organisation frauduleuse d’insolvabilité » devant le tribunal de Première Instance de Kaloum, alors qu’une procédure relative au même dossier est déjà pendante devant le Tribunal de Commerce.
La CNA insiste sur son engagement au strict respect de la légalité, de l’autorité judiciaire et des obligations réglementaires qui encadrent le fonctionnement des institutions consulaires. L’institution demeure attachée aux principes de transparence, de responsabilité et de bonne gouvernance.
Enfin, la CNA se réserve le droit d’entreprendre toute action appropriée contre toute personne ou entité visant à ternir son image ou à nuire à son intégrité institutionnelle. Elle rassure les acteurs du monde rural, ses partenaires institutionnels, techniques et financiers, ainsi que l’opinion publique sur sa détermination à préserver l’intégrité, la crédibilité et la stabilité de l’institution.
Djoumè SACKO pour www.lavoixdupeuple.info









