Une affaire judiciaire importante est en cours devant le tribunal correctionnel de Kaloum, dans la capitale guinéenne. Elle implique le président de la Chambre nationale d’agriculture (CNA), monsieur Souleymane Bérété, de la première vice-présidente de cette même chambre, madame Madina Dansoko, ainsi que d’autres personnes et structures, dont la société Crédit rural de Guinée, monsieur Amara Kourouma et Abdoul Karim Touré.
Selon les informations disponibles, ces personnes sont poursuivies par la banque Afriland First Bank pour des faits présumés : « d’organisation frauduleuse de l’insolvabilité, de faux et usage de faux, ainsi que de complicité ». Le montant concerné par cette affaire est estimé à plus de deux milliards de francs guinéens.
Le procès s’est ouvert ce mercredi 21 janvier 2025. Les prévenus ont comparu devant le tribunal, et ont été identifiés et informés des charges retenues contre eux. Tous ont nié les faits qui leur sont reprochés. Toutefois, les débats n’ont pas pu s’ouvrir sur le fond en raison de l’absence de l’avocat de l’une des parties.
Au nom du respect du principe du contradictoire, le substitut du procureur, Biwon Millimono, a sollicité le renvoi de l’affaire. Le juge Mamadou Saliou Diallo a fait droit à cette demande et a fixé la reprise des débats au 18 février 2026.
Par ailleurs, selon une source proche du dossier, qui confirme l’information tout en souhaitant rester anonyme, : « Oui je confirme l’information. Mais le crédit rural a juste exécuté une justice en faveur de la banque Afriland et viré le solde de son client qui est la Chambre nationale d’agriculture vers la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG). Donc, c’est un conflit entre Afriland et la chambre nationale ».
La même source précise toutefois qu’à ce stade de la procédure, aucune décision judiciaire définitive n’a encore été rendue par le tribunal. Le dossier reste donc pendant devant la justice, et les responsabilités des différentes parties seront examinées lors de l’ouverture des débats au fond.
L’affaire demeure suivie de près, en attendant la prochaine audience fixée par le tribunal correctionnel de Kaloum.
Oumar M’Böh et Djoumè Sacko pour www.lavoixdupeuple.info








