À l’hôpital national Ignace Deen, une nouvelle grille tarifaire liée à l’hospitalisation suscite une vive réaction de l’Union des Consommateurs de Guinée (UCG). L’organisation dénonce des frais jugés élevés pour un établissement public censé garantir un accès équitable aux soins.
Selon les informations relayées sur sa page facebook, ‘’une chambre climatisée est facturée à 500.000 francs guinéens, tandis qu’une chambre équipée d’un ventilateur coûte 250.000 francs guinéens’’. Des montants qui, dans un contexte socio-économique difficile, apparaissent hors de portée pour une grande partie de la population.
Pour l’Union des Consommateurs de Guinée, cette situation pose la question fondamentale de l’accessibilité financière des soins de santé. Dans un pays où de nombreux citoyens peinent déjà à couvrir leurs dépenses médicales, l’introduction de tarifs élevés dans un hôpital public est perçue comme une dérive vers une privatisation progressive du système de santé.
L’organisation souligne que l’hôpital public Ignace Deen doit rester un espace où les soins essentiels sont accessibles à tous, indépendamment des moyens financiers. Elle appelle ainsi à une intervention urgente du Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique afin d’évaluer et d’encadrer ces pratiques tarifaires.
Parmi les recommandations formulées, l’Union insiste sur la nécessité d’une analyse approfondie des coûts afin de justifier les montants appliqués. Elle plaide également pour la mise en place de politiques de gratuité ou de tarifs sociaux, notamment pour les populations les plus vulnérables.
La transparence financière est également au cœur des préoccupations. Les patients, estime l’organisation, doivent être clairement informés des frais liés aux soins afin d’éviter toute surprise ou incompréhension. Cette transparence est essentielle pour renforcer la confiance entre les usagers et les structures sanitaires.
Au-delà des tarifs, l’enjeu est celui de l’équité dans l’accès aux soins. L’Union des Consommateurs de Guinée appelle à des mesures concrètes pour garantir un système de santé inclusif, où chaque citoyen peut bénéficier de soins de qualité sans subir une charge financière excessive.
Face à cette polémique, l’attente est désormais tournée vers les autorités sanitaires, appelées à clarifier la situation et à proposer des solutions durables. La question reste posée, comment concilier qualité des services hospitaliers et accessibilité financière dans un système de santé public en quête d’équilibre.
Pour l’instant, les autorités dudit hôpital n’ont pas réagi à cette accusation. Tout de même un de nos reporters effectuera un déplacement vers elles pour en savoir davantage sur cette situation.
M’Böh Oumar et SACKO








